Le cancer demeure un enjeu majeur de santé publique en France, affectant des centaines de milliers de personnes chaque année. Face à ce défi, les scientifiques explorent constamment de nouvelles approches complémentaires aux traitements conventionnels. Une récente découverte australienne pourrait bien changer la donne en plaçant l’activité physique au cœur de l’arsenal thérapeutique contre cette maladie.
Cancer : une menace persistante en France
La situation en France est particulièrement préoccupante concernant les cancers. « Le cancer est la première cause de mortalité prématurée en France, devant les maladies cardiovasculaires. » Ce constat alarmant établi par la Fondation ARC souligne l’urgence d’agir face à cette maladie.
L’année 2023 a vu plus de 433 136 nouveaux diagnostics de cancer sur le territoire français, confirmant l’ampleur du phénomène et la nécessité de développer des approches multidimensionnelles pour combattre cette maladie.
L’exercice à haute intensité comme arme anti-cancer
Une équipe de chercheurs de l’Edith Cowan University en Australie a fait une découverte prometteuse. Leurs travaux révèlent que la pratique régulière du HIIT (High Intensity Interval Training) pourrait réduire la progression du cancer d’environ 30% chez les personnes malades.
Le HIIT, méthode d’entraînement combinant des exercices de fitness à haute intensité avec des périodes de récupération courtes, semble avoir des effets biologiques bénéfiques pour les patients atteints de cancer.
Des effets biologiques démontrés
L’étude publiée dans Breast Cancer Research and Treatment s’est particulièrement intéressée aux patientes atteintes de cancer du sein. Les résultats sont éloquents : après une séance de HIIT, les chercheurs ont observé une augmentation significative du taux de myokines dans l’organisme.
Ces protéines, produites naturellement par les muscles lors d’un effort physique, possèdent des propriétés anti-cancer reconnues, créant un environnement hostile au développement tumoral.
La musculation : une alternative tout aussi efficace
Les chercheurs australiens ont également mis en lumière l’efficacité d’une autre forme d’exercice physique. Le travail musculaire en résistance (TMR) présenterait des effets anti-cancer comparables à ceux du HIIT.
Cette approche, plus accessible à certains patients, consiste à soulever des poids légers à moyens ou à utiliser le poids du corps et des bandes élastiques comme résistance. Ce type d’entraînement pourrait ainsi constituer une alternative précieuse pour les patients ne pouvant pratiquer le HIIT.
L’exercice physique comme composante du traitement
La communauté scientifique est désormais formelle quant à l’importance de l’activité physique dans la prise en charge des patients cancéreux. « Le sport fait partie de l’arsenal thérapeutique chez les patients atteints de cancer : ce n’est pas juste du bien-être, ça participe aussi au rétablissement ! » affirment les chercheurs impliqués dans l’étude.
Cette déclaration marque un tournant dans la perception du rôle de l’exercice physique, qui n’est plus considéré comme un simple complément de bien-être, mais comme un véritable élément thérapeutique capable d’influencer directement l’évolution de la maladie.



Un commentaire
« High Intensity Interval Training » = entraînement surintensif par intermittence