L’obsession autour des produits minceur a ouvert la voie à un marché parallèle dangereux, où se mêlent promesses miracles et absence totale de contrôles. Face à cette dérive, les autorités sanitaires françaises ont enclenché une riposte ferme pour enrayer la circulation de préparations potentiellement toxiques.
Un marché illégal qui prospère discrètement
Depuis plusieurs mois, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) observe une flambée d’offres douteuses sur Internet. Derrière ces publicités séduisantes se cachent des mélanges présentés comme capables d’imiter les effets du GLP-1 ou du sémaglutide, molécules associées à la perte de poids.
Les analyses menées par l’agence ont révélé une fraude totale : aucun principe actif annoncé n’était présent dans les produits saisis. Une supercherie lourde de risques pour la santé publique.
Sept sites signalés à la justice
Face à l’ampleur de la
tromperie, l’ANSM a engagé des mesures de police sanitaire et transmis un dossier
complet aux autorités judiciaires.
Au total, sept
plateformes en ligne ont été identifiées pour vente de
produits amaigrissants frauduleux.
Ces sites sont liés à deux sociétés basées à Hongkong, Hamjouy Limited et
Zongest Limited, déjà connues pour commercialiser des préparations
non conformes.
Les géants du e-commerce nettoient leurs catalogues
Alertés des risques,
Amazon,
Ebay et
Cdiscount ont
retiré ces articles de leurs plateformes.
Malgré cela, plusieurs sites continuent de les proposer,
contribuant à maintenir un risque réel pour les consommateurs,
souvent séduits par la promesse d’une perte de poids rapide.
« On n’a trouvé ni sémaglutide, ni insuline, ni aucune autre substance. Et je ne sais pas du tout ce qu’il y a dedans, rien n’en prouve la qualité et la sécurité. En utiliser, c’est mettre en danger sa vie », alerte Alexandre de La Volpilière, directeur général adjoint de l’ANSM.
Les réseaux sociaux également dans le viseur
La lutte dépasse désormais les
vendeurs : les autorités ont étendu leurs actions aux
influenceurs.
Toute promotion de ces produits est désormais interdite, afin d’éviter que des
millions d’internautes soient exposés à des recommandations
dangereuses et trompeuses.
Une décision nécessaire, tant ces préparations sont souvent présentées comme des solutions miracles à travers des vidéos, partenariats et témoignages mensongers.
Une offensive sanitaire qui se renforce
Cette affaire marque une nouvelle étape dans la lutte contre les dérives du marché de la minceur en ligne. L’ANSM entend poursuivre ses actions pour éliminer ces produits et protéger les consommateurs face à des trafiquants qui exploitent un marché lucratif au mépris de la santé publique.


