Une alerte scientifique vient bouleverser la confiance dans certains traitements utilisés contre le diabète et l’obésité. Des chercheurs ont découvert que ces médicaments populaires, notamment ceux à base d’agonistes du GLP-1, pourraient fausser les résultats d’examens d’imagerie essentiels comme le PET-Scan, rendant plus difficile la détection de cancers.
Une anomalie clinique devenue un signal d’alerte
L’affaire a commencé par un cas
isolé : un patient sous traitement présentait des
résultats d’imagerie
incohérents. Intriguée, l’équipe médicale a décidé
d’élargir ses recherches.
Selon le Dr Peter Strouhal, cette observation inattendue « les a
conduits à élargir l’étude à l’ensemble de leur réseau médical ».
Rapidement, les chercheurs ont constaté un phénomène répétitif :
les patients traités par
analogues du GLP-1 affichaient systématiquement des images
atypiques lors des examens.
Des effets inattendus sur l’interprétation des PET-Scan
Ces traitements, très prisés
pour leur efficacité dans le contrôle du poids et du diabète,
modifient la répartition
du produit radioactif injecté lors des examens. Résultat :
les images obtenues deviennent trompeuses et peuvent être mal
interprétées.
Les spécialistes alertent sur un risque majeur :
erreurs de diagnostic,
examens inutiles, retards thérapeutiques et anxiété accrue
pour les patients. Faute de recommandations officielles, les
médecins se retrouvent aujourd’hui sans protocole clair face à ce
phénomène.
Des traitements massivement prescrits
L’enjeu est colossal. En
France, près de 700 000
personnes utilisent déjà ces médicaments, tandis qu’aux
États-Unis, un adulte sur
huit y a recours.
Conçus à l’origine pour le diabète de type 2, des produits comme
l’Ozempic ou
le Wegovy sont
désormais prescrits pour l’obésité, multipliant les utilisateurs
potentiellement exposés à ce biais diagnostique.
Vers de nouvelles recommandations médicales
Les équipes scientifiques
appellent désormais à une réévaluation urgente des protocoles
d’imagerie. Elles prévoient d’approfondir leurs travaux pour
établir des directives
nationales et mieux informer les
professionnels.
En attendant, les radiologues sont invités à demander systématiquement aux patients s’ils
suivent un traitement à base d’agonistes du GLP-1, afin
d’adapter leur interprétation des résultats.
Pour les patients, une seule précaution s’impose : signaler à son radiologue tout traitement de ce type avant un examen PET-Scan. Ce simple réflexe pourrait éviter des erreurs lourdes de conséquences.


