Démence et Alzheimer : mieux comprendre les risques
Avec le temps, le risque de démence s’accroît naturellement. D’ailleurs, la maladie d’Alzheimer serait la forme la plus répandue de démence selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : elle représenterait 60 à 70% des cas. Pourtant, l’âge n’est pas seul en cause ! D’autres facteurs peuvent venir jouer les trouble-fête :
- Dépression,
- Isolement social,
- Hypertension artérielle,
- Consommation excessive d’alcool,
- Surpoids,
- Tabagisme.
Pas très réjouissant tout ça ? Rassurez-vous, il existe des moyens concrets et accessibles pour contrer la tendance et mettre toutes les chances de son côté pour garder son esprit affûté.
Trois routines pour muscler ses neurones
Afin de préserver sa mémoire et ses aptitudes cognitives dans la durée, Lee A. Lindquist préconise trois réflexes aussi simples qu’essentiels, inspirés notamment des fameux « SuperAgers » – ces plus de 80 ans dont l’esprit reste aussi vif que celui d’une personne bien plus jeune.
- Rester actif : le corps bouge et le cerveau
suit
L’activité physique régulière aurait la capacité de réduire nettement le risque de maladies neurodégénératives. Bonne nouvelle : pas besoin de viser le marathon ! Même deux séances par semaine peuvent suffire à faire la différence. Et en prime, cela aide à maintenir un poids de forme : car selon la spécialiste, avoir un IMC supérieur à 30 triplerait le risque de développer la maladie d’Alzheimer. - Entrainer son esprit, c’est capital !
Lecture, jeux, travaux manuels… toutes les occasions sont bonnes pour stimuler votre cerveau et lui ouvrir de nouvelles voies. L’activité mentale est un pilier aussi crucial pour la santé cérébrale que l’exercice physique l’est pour le corps. Adoptez la gymnastique du neurone, sans modération. - Prendre soin de son réseau social (non, pas
Instagram)
La sociabilisation, loin d’être anecdotique, jouerait un rôle-clé dans la prévention du déclin cognitif. Selon la gériatre, la région de l’attention dans le cerveau est plus développée chez les aînés ayant peu de risque de démence – et un réseau social solide y contribuerait. Même si garder le contact ne garantit pas de ne jamais croiser Alzheimer sur sa route, c’est un levier prouvé pour vivre mieux… et plus longtemps !
Des habitudes au quotidien pour protéger son cerveau
Au-delà de ces trois gestes phares, d’autres bonnes habitudes sont mises en avant par les spécialistes afin de préserver sa santé cérébrale. Une publication du British Medical Journal (BMJ) en janvier 2023 recommande neuf bonnes pratiques, parmi lesquelles :
- Adopter une alimentation saine et équilibrée,
- Stimuler son cerveau,
- Eviter tabac et alcool,
- Bien dormir,
- Suivre sa tension régulièrement,
- Etre vigilant avec certains médicaments.
Petit zoom sur l’alimentation : Lee A. Lindquist souligne les bienfaits du régime MIND, combinant le meilleur du régime méditerranéen et du DASH. Son secret ? Privilégier les végétaux, baies, légumes verts, huile d’olive, céréales complètes, haricots… et même un verre de vin (avec modération, tout de même) ! Ce régime a d’ailleurs montré qu’il pouvait réduire les risques de maladie d’Alzheimer.
Vieillir en restant (bien) dans sa tête : un objectif à portée de main
Adopter ces habitudes, c’est se donner la possibilité de ralentir le vieillissement cérébral et d’agir sur son bien-être au quotidien. Gardons en tête que même avec une hygiène de vie exemplaire, le cerveau évolue avec l’âge, et il peut être difficile de distinguer un vieillissement normal des premiers signes d’une maladie neurodégénérative. En cas de doute, la gériatre rappelle l’importance de consulter un spécialiste pour un diagnostic précoce.
La prévention de la démence n’est pas une quête héroïque réservée à une élite, mais une addition de gestes simples et accessibles. Il n’y a donc pas d’âge pour s’y mettre… ni d’excuse pour ne pas chouchouter son cerveau !


