Vous vous échinez à compter vos calories, à troquer le croissant contre une pomme, et à éviter la raclette du vendredi soir… Mais saviez-vous que quelques verres d’alcool peuvent saboter tous vos efforts minceur, et souvent sans même que vous en ayez conscience ? Accrochez-vous à votre chaise, la vérité ne va peut-être pas vous enchanter, mais au moins, elle vous rendra lucide… ou presque !
L’alcool, champion (malgré lui) des calories vides
L’alcool, qu’il soit servi en flûte, en pinte ou en shooter, est calorique, et pas qu’un peu. Gin, whisky, rhum : plus le degré d’alcool grimpe, plus le compteur de calories s’affole. Et la mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’apporte rien d’intéressant à votre corps. Alexandra Retion, diététicienne-nutritionniste et auteure, est sans appel : « L’alcool est quasiment aussi riche que les graisses. Un gramme d’alcool, c’est 7 kcal, contre 9 kcal pour un gramme de gras. » Bref, votre margarita n’a peut-être pas de beurre, mais elle n’a rien à lui envier côté apport énergétique.
Non content d’être riche, l’alcool fait aussi partie de la catégorie tristement célèbre des « calories vides ». Il ne vous apporte ni fibres, ni vitamines, ni minéraux. Vous avez peut-être entendu dire que le vin rouge offre des polyphénols (ces fameux antioxydants), mais on les trouve aussi… dans le raisin ! Autant dire qu’une grappe serait plus profitable lors d’un apéro healthy.
Pourquoi l’alcool fait (vraiment) grossir
Ce n’est ni une rumeur, ni une malédiction inventée par les diététiciennes : l’alcool fait bel et bien grossir. Alexandra Retion précise : deux éléments sont responsables du compte calorique explosif d’un verre d’alcool : le sucre et l’éthanol.
- Gin, whisky, rhum : les alcools forts sont évidemment les pires élèves.
- Les cocktails, agrémentés de soda, jus de fruits, sucre, voire même de bonbons décoratifs, deviennent de véritables bombes à calories.
Côté poids, l’addition est salée. Le sucre favorise la prise de masse, déjà. Mais l’alcool ouvre aussi l’appétit (le fameux effet chips-saucisson post-verre). Et l’organisme, en voulant éliminer en priorité les calories de l’alcool, interrompt la combustion des graisses, qui se retrouvent alors stockées, notamment au niveau abdominal. Oui, le « ventre à bière » (ou à mojito !) n’a rien de mythique…
Régime et apéro : la tentation impossible ?
Si la moindre coupe fait grimper la balance, faut-il pour autant bannir tout ce qui pétille ? Pas si vite. Alexandra Retion tempère : l’essentiel, c’est d’éviter la frustration. Les régimes trop stricts ne font que démultiplier l’envie de craquer. Mieux vaut donc, selon elle, continuer à se faire plaisir, tout en compensant dans la journée pour préserver un équilibre alimentaire.
Alors, si vous avez une soirée ou un apéro (parce que la sociabilité, ça compte aussi pour le moral !), privilégiez les alcools les moins forts comme le vin ou le cidre plutôt que de foncer sur un jus de fruits ou un cocktail « soft » qui peut être aussi (voire plus) calorique. Astuce validée par l’experte : pour limiter la casse, diminuez ailleurs votre apport de sucre dans la journée, sautez le dessert ou le goûter sucré par exemple.
Bien choisir (et savourer) son verre
Les cocktails, soyons honnêtes, n’ont rien du partenaire minceur idéal. Préférez donc les boissons plus légères comme le vin ou le cidre. Et surtout, prenez votre temps : inutile de forcer la cadence, mieux vaut savourer chaque gorgée. « Limitez les verres d’alcool, savourez votre champagne. Mais si vous aimez un bon verre de vin, ne vous en privez pas, évitez plutôt de vous resservir », recommande Alexandra Retion.
- Privilégier les alcools légers (vin, cidre)
- Limiter sa consommation dans la journée (adieu goûter sucré ou dessert !)
- Prendre le temps de déguster au lieu d’enchaîner les tournées
En conclusion, rien ne sert de diaboliser l’alcool si vous réglez la question de la modération et du plaisir mesuré. À vous les petits plaisirs, tant qu’ils ne deviennent pas de grands écarts… À la vôtre (mais avec sagesse) !


