Chaque jour, 41 personnes apprennent qu’elles sont atteintes d’un cancer de la gorge. Pourtant, dans de nombreux cas, les signes étaient présents depuis plusieurs semaines. La campagne Rouge-Gorge 2025, portée par la SFCCF et la SFORL, veut briser le silence autour de cette maladie et rappeler à chacun que des symptômes persistants ne doivent jamais être ignorés.
Trois semaines : un seuil à ne pas dépasser
Des maux de gorge qui traînent, une voix enrouée, ou une toux qui persiste… Ces troubles banals peuvent cacher une réalité bien plus grave. Les professionnels de santé rappellent que si ces symptômes durent plus de trois semaines, une consultation s’impose.
Comme le souligne la campagne : « S’ils sont observés au-delà de trois semaines, une consultation avec un médecin est nécessaire. »
Les signes à prendre au sérieux
Parmi les manifestations inquiétantes à surveiller :
- Douleurs à la gorge ou à la déglutition,
- Grosseurs anormales dans le cou,
- Lésions ou plaies dans la bouche qui ne guérissent pas,
- Troubles respiratoires ou nasaux d’un seul côté,
- Voix enrouée depuis plus de deux semaines.
Ce sont souvent des signaux discrets, mais leur persistance doit alerter. La vigilance est essentielle.
Trop de diagnostics tardifs malgré des traitements efficaces
Le cancer de la gorge, pris à temps, se soigne bien dans la majorité des cas. Le problème ? 70 % des diagnostics sont posés à un stade avancé, ce qui complique les traitements et impacte les chances de guérison.
D’où l’importance d’agir rapidement : en cas de doute, une consultation ORL ou maxillo-faciale doit être réalisée dans les 15 jours.
Une maladie qui évolue, et qui touche un nouveau public
Longtemps associés à la consommation d’alcool et de tabac, les cancers de la gorge touchent aujourd’hui des profils très différents. Le rôle du Papillomavirus humain (HPV) est de plus en plus reconnu dans le développement de ces cancers, et les malades sont parfois jeunes et sans antécédents classiques.
Autre tendance préoccupante : la hausse des cas chez les femmes, liée notamment à l’augmentation du tabagisme féminin au fil des décennies.
Un message simple : ne pas attendre
Ce que rappelle la campagne Rouge-Gorge, c’est qu’il vaut mieux consulter pour rien que trop tard. Si un trouble ORL persiste, même sans douleur intense, il mérite une attention médicale. Car plus un cancer est détecté tôt, meilleures sont les chances de s’en sortir.