L’Europe fait face à une recrudescence préoccupante d’infections liées au virus du Nil occidental. Cette pathologie, véhiculée par les moustiques et originaire d’Afrique via les oiseaux migrateurs, s’installe durablement dans plusieurs régions du continent. Les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme face à l’augmentation des cas graves.
La Grèce et l’Italie en première ligne
L’Organisation mondiale de la santé a mis en lumière une progression inquiétante des contaminations, particulièrement marquée dans deux pays méditerranéens. La Grèce enregistre 21 cas confirmés, dont 20 présentent des formes neuro-invasives particulièrement sévères.
L’Italie affiche un bilan identique avec 21 personnes infectées. D’autres nations sont également touchées : la Macédoine du Nord, la Roumanie et l’Espagne comptabilisent chacune 2 cas. La France n’est pas épargnée avec un premier cas autochtone détecté en juillet 2026 dans les Pyrénées-Orientales.
Un virus endémique aux conséquences variables
Cet arbovirus est désormais endémique dans plusieurs zones d’Europe du Sud et centrale. La transmission s’effectue principalement par piqûre de moustique infecté, avec un pic d’activité entre juillet et septembre, de la fin du printemps à l’automne.
La transmission interhumaine directe lors des contacts quotidiens n’existe pas, sauf par le sang ou les fluides corporels. À l’heure actuelle, aucun vaccin ni traitement antiviral ne sont disponibles pour combattre cette infection.
Des symptômes variables selon les individus
La majorité des personnes infectées ne développent aucun symptôme : 80 % des infections restent asymptomatiques. Un cinquième des malades présente un syndrome pseudo-grippal généralement bénin.
Toutefois, une personne sur 150 développe une infection grave affectant le système nerveux central. Le Dr Hans Henri P. Kluge de l’OMS précise : « Les formes graves de la maladie peuvent entraîner une forte fièvre… »
Les manifestations sévères à surveiller
Les symptômes graves incluent une fièvre élevée, une raideur de la nuque, une désorientation, des tremblements et des convulsions. Une faiblesse musculaire, une paralysie ou un coma peuvent également survenir dans les cas les plus critiques.
Le changement climatique amplifie la menace
L’OMS souligne que la hausse des températures et l’allongement des périodes estivales favorisent la propagation du virus. Ces conditions climatiques prolongent la période d’activité des moustiques vecteurs et élargissent leur zone de répartition géographique.
Des gestes de prévention essentiels
Face à l’absence de traitement, la prévention devient l’arme principale contre cette maladie. Les autorités sanitaires recommandent de se couvrir le corps et d’utiliser des répulsifs lors des sorties.
L’élimination des eaux stagnantes constitue une mesure cruciale pour réduire les risques. Il est important de vider régulièrement les récipients d’eau stagnante autour du domicile. Comme le rappelle l’OMS : « Des gestes simples — comme se couvrir le corps… peuvent faire une réelle différence. »


