Une nouvelle étude scientifique alerte sur les dangers potentiels de la pollution atmosphérique pour les plus jeunes. Les particules fines, ces polluants invisibles présents dans notre air quotidien, pourraient avoir des conséquences bien plus graves qu’on ne le pensait jusqu’alors, notamment sur le développement de certains cancers chez les enfants.
Un risque accru de 70% pour les enfants exposés dès la naissance
L’exposition aux particules fines PM2,5 dès les premiers jours de vie pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la santé des enfants. Selon les résultats d’une récente étude publiée dans la revue Environmental Health, les plus jeunes fortement exposés à ces polluants présenteraient un risque supérieur d’environ 70% de développer une leucémie aiguë par rapport aux enfants moins exposés.
Cette recherche d’envergure, menée par l’Inserm en partenariat avec les universités Sorbonne Paris Nord, Paris Cité et l’INRAE, s’appuie sur des données solides issues du registre national des cancers de l’enfant, permettant d’établir des corrélations significatives entre exposition aux polluants et développement de la maladie.
L’exposition périnatale pointée du doigt
Les chercheurs ont particulièrement étudié l’impact de l’exposition aux polluants atmosphériques sur le lieu de naissance des enfants. Leurs conclusions renforcent une hypothèse qui prenait déjà forme dans le milieu scientifique.
« Ces résultats confortent l’hypothèse d’un rôle de l’exposition périnatale à la pollution de l’air dans la survenue de leucémie aiguë chez l’enfant », a déclaré Aurélie Danjou, chercheuse à l’Inserm et première autrice de l’étude.
Des nuances importantes dans les facteurs de risque
L’étude apporte également des précisions intéressantes sur les facteurs environnementaux. Contrairement à ce que l’on pourrait intuitivement penser, la proximité d’un grand axe routier ne semble pas directement associée à un risque accru de leucémie infantile.
Ce sont bien les particules fines PM2,5 spécifiquement qui semblent jouer un rôle prépondérant dans le développement de cette pathologie, indépendamment de leur source d’émission.
Une avancée majeure pour la prévention
Cette étude représente une avancée significative dans la compréhension des facteurs environnementaux pouvant influencer l’apparition de cancers chez l’enfant. En identifiant plus précisément les polluants à risque, elle pourrait contribuer à mettre en place des mesures préventives ciblées et efficaces pour protéger les plus jeunes.
Les scientifiques poursuivent leurs recherches pour comprendre plus finement les mécanismes biologiques à l’œuvre et déterminer s’il existe des périodes particulièrement critiques d’exposition pendant le développement de l’enfant.


