Sur le campus de Rouen, l’annonce est tombée comme un coup de tonnerre : un cas de tuberculose contagieuse a été confirmé chez un membre de la communauté universitaire. Immédiatement, l’Agence régionale de santé (ARS) a déclenché un protocole de gestion de crise : recensement des cas contacts, organisation d’un dépistage ciblé et information des personnes potentiellement exposées.
Une maladie moins explosive que la grippe, mais loin d’être anodine
Les autorités sanitaires insistent sur un point essentiel : la tuberculose ne se transmet pas aussi facilement qu’une grippe ou une rougeole. Le ministère de la Santé rappelle que « la tuberculose est moins contagieuse que des maladies comme la grippe ou la rougeole : la transmission nécessite habituellement des contacts prolongés rapprochés. »
Dans la majorité des cas, l’infection reste latente. Seule une minorité – environ 10 % des personnes infectées – développe une tuberculose active, celle qui devient réellement contagieuse, en particulier lorsqu’elle atteint les poumons.
Les symptômes à ne surtout pas ignorer
Sur un campus, il est facile de banaliser des signes qui, mis bout à bout, doivent pourtant alerter. Parmi les symptômes caractéristiques de la tuberculose active, on retrouve :
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une toux persistante qui dure plusieurs semaines ;
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des douleurs thoraciques ;
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de la fièvre plus ou moins continue ;
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une fatigue inhabituelle ;
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des sueurs nocturnes abondantes ;
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une perte de poids inexpliquée.
Une maladie ancienne, mais toujours bien présente
Même si elle reste soignable grâce à un traitement antibiotique long et rigoureux, la tuberculose demeure une cause majeure de mortalité dans le monde. L’OMS continue de la classer parmi les maladies les plus meurtrières, avec plus d’un million de décès annuels. En France, la situation n’est pas neutre : près de 4 900 cas ont été déclarés en 2023, avec une hausse marquée par rapport à l’année précédente.
Rouen : 150 cas contacts sous dépistage
À Rouen, l’ARS a identifié environ 150 cas contacts sur le campus. Tous sont invités à participer à une campagne de dépistage afin de repérer d’éventuelles infections latentes ou actives. Cette stratégie vise à couper les chaînes de transmission avant qu’un seul cas ne se transforme en foyer plus large au sein de la communauté universitaire.


