Un espoir dans la détection précoce : une étude inédite à grande échelle
Lorsqu’on évoque la démence, on pense souvent aux symptômes qui deviennent évidents – parfois brutalement – et à la difficulté de réagir à temps. Pourtant, une récente étude publiée dans la revue Alzheimer & Dementia, relayée par le Daily Mail, vient bousculer ce constat pessimiste. L’objectif ? Détecter la maladie jusqu’à dix ans avant le diagnostic officiel. Rien que ça !
Pour mettre cette théorie à l’épreuve, les chercheurs n’ont pas lésiné sur les moyens : pas moins d’un demi-million de participants britanniques, âgés de 40 à 69 ans, ont été suivis. Ce n’est plus une étude, c’est une armée ! Ils ont contribué avec leurs données de santé, mais aussi en passant une série de tests :
- Résolution de problèmes
- Évaluation de la mémoire
- Mesure des temps de réaction
- Force de préhension (non, il ne s’agit pas de battre un record d’ouvrir des bocaux !)
Les chercheurs n’ont rien laissé au hasard, recueillant aussi des informations sur la perte ou le gain de poids et le nombre de chutes. La santé sous toutes ses coutures, sans détour !
Des indices dix ans avant : ce que révèlent les tests
Toutes ces données ont été passées au crible et comparées aux informations collectées cinq à neuf ans plus tôt. Et là, révélation : « Lorsque nous avons examiné les antécédents des patients, il est devenu clair qu’ils présentaient des troubles cognitifs plusieurs années avant que leurs symptômes ne deviennent suffisamment évidents pour déclencher un diagnostic », explique le docteur Nol Swaddiwudhipong, de l’Université de Cambridge. Bref, les signes avant-coureurs existaient bel et bien, juste… discrets, sournois.
Mais quels étaient ces signes qui passent (trop) souvent inaperçus ? Les personnes ayant développé la maladie d’Alzheimer obtenaient de moins bons résultats dans plusieurs domaines :
- Résolution de problèmes
- Temps de réaction plus lents
- Moindre capacité à mémoriser des listes de chiffres
- Défaillance de la mémoire prospective (se souvenir de faire quelque chose plus tard… comme arroser la plante verte oubliée dans le salon)
- Difficulté à associer des paires
En parallèle, ces personnes étaient plus sujettes aux chutes au cours de l’année précédente. Quand on vous dit que tout se joue dans les détails !
Un nouveau chemin pour la prévention et le dépistage ?
Face à ces résultats, les experts laissent entrevoir une nouvelle ère pour la lutte contre la démence. Selon eux, cette détection précoce pourrait mener à un dépistage de routine, en particulier pour les personnes les plus à risque. De quoi intervenir avant que la maladie ne se déclare ouvertement, et peut-être (osons rêver !) proposer des traitements précoces et des essais cliniques sur mesure.
Car, il faut le rappeler – au risque d’appeler un chat, un chat – les traitements existants restent pour l’instant très limités, tant pour la démence que pour d’autres maladies neurodégénératives comme Parkinson. D’après les scientifiques, améliorer la précocité du diagnostic pourrait vraiment changer la donne.
Penser prévention : ce que chacun peut déjà faire
Du côté de la prévention, le Dr Christian Recchia rappelle qu’il existe certains leviers que nous pouvons maîtriser pour limiter le risque d’apparition de la maladie d’Alzheimer. Conseils avisés que chacun peut appliquer (sans attendre une machine à remonter le temps) ! On garde donc l’œil ouvert, on veille sur sa mémoire… et on évite de négliger toute perte d’équilibre qui s’inviterait trop souvent.
Pister les signes précoces, c’est donner une chance supplémentaire à la recherche, mais aussi à chaque individu. À défaut d’élixir de jouvence, espérons que science et vigilance iront main dans la main… et surtout, bien avant que la démence ne s’impose.


