La grippe fait son grand retour et, comme chaque année, elle n’a rien perdu de sa vigueur. Alors, plutôt que de céder à la panique (ou au plaid en pilou du canapé), pourquoi ne pas explorer des remèdes naturels ? Voici 9 alliés venus de la nature, souvent oubliés par les ordonnances classiques, qui ont plus d’un tour dans leur sac !
1. La reine-des-prés : le quasi-aspirine sortie des champs
- Les fleurs de reine-des-prés contiennent des salicosides. Ces molécules, une fois dans l’organisme, se transforment en acide salicylique, un principe très proche de l’aspirine (acide acétyl-salicylique), explique le Dr Christine Cieur-Tranquard, pharmacienne renommée.
Ainsi, la reine-des-prés peut s’avérer une option pour apaiser les inconforts typiques de la grippe, à condition – comme toujours – de rester vigilant et de prioriser les conseils d’un professionnel de santé.
2. Arnica Montana 9H : une homéopathie ciblée pour les courbatures
- Vous êtes cloué au lit, courbaturé comme après une séance de sport mal dosée ? Le Dr Cieur-Tranquard recommande Arnica Montana 9H, notamment pour les grosses courbatures grippales.
Mais attention : dès que les douleurs s’atténuent, stoppez le traitement homéopathique, sous peine de réveiller les symptômes ! Au-delà de 48 h de courbatures persistantes, direction médecin, pas d’excuses.
3. L’écorce de saule : adieu mal de tête, bonjour réconfort
- Pour calmer les maux de tête, l’écorce de saule affiche au compteur les fameux salicosides, famille proche de l’aspirine. Un effet anti-inflammatoire, validé par notre spécialiste !
4. Acerola, sureau, et autres plantes stars : il y a du monde au balcon
- L’acérola : incontournable quand l’organisme est à plat – pas étonnant, vu sa richesse inégalée en vitamine C (environ 4,5 % par fruit). Cette précieuse vitamine aide à absorber le fer, réduit la sensation de fatigue et booste l’immunité.
- Le sureau : un vrai champion pour décongestionner. Lors d’une épidémie de grippe B, une étude de 1995 a montré que 93 % des malades ayant pris des baies de sureau noir présentaient une amélioration rapide des symptômes et une guérison complète en 2 à 3 jours (contre 6 jours sous placebo, rien que ça).
5. Huiles essentielles : les super-héroïnes des voies respiratoires et du salon
- Pour soulager un mal de gorge ou une toux sèche – compagnons fidèles de la grippe – faites appel aux huiles essentielles (HE) d’eucalyptus radiata, de ravintsara et de niaouli. L’eucalyptus fluidifie les mucosités, les deux autres dégagent les voies respiratoires, explique le Dr Cieur-Tranquard.
Mode d’emploi : mélangez les HE à parts égales, diluez 2 gouttes du mélange dans un peu d’huile végétale et massez thorax et haut du dos. Idéal pour respirer librement, même quand votre nez refuse d’y mettre du sien.
- Pour limiter la propagation du virus dans l’air : les HE de pin maritime, de sapin baumier et de sapin de Sibérie font barrage ! Préparez votre mélange (à parts égales dans un flacon de 30 ml) et déposez sur une soucoupe près d’une source de chaleur ou dans un diffuseur. Effet forêt boréale garanti, virus non admis.
6. Échinacée et remède grog : les anti-virus accélérateurs
- L’échinacée : la plante « anti-grippe » par excellence ! Une étude de 2000 montre qu’elle soulage les symptômes plus vite qu’un placebo : rapidité et efficacité, à inscrire dans vos habitudes de convalescent.
Envie de faire suer la grippe hors du corps ? Préparez une infusion de cannelle (une cuillère à café d’écorce), deux clous de girofle, à infuser 10 à 15 min après ébullition, avec le jus d’un demi-citron pour la touche fraîcheur. Buvez chaud. Astuce conseillée : en grog, pour se réchauffer, stimuler la transpiration et évacuer les toxines. Qui dit mieux ?
7. Où trouver et comment choisir ces remèdes ?
Prudence avant de foncer tête baissée : les endroits de confiance restent la pharmacie, la parapharmacie, les herboristeries ou magasins diététiques. Les huiles essentielles doivent absolument être pures et 100 % naturelles ; à éviter absolument : les achats sur Internet, marchés ou boutiques de souvenirs. Trop risqué, les contrôles y sont rares, voire inexistants.
Finalement, même si la grippe veut vous clouer au lit, vous voilà armé d’un véritable arsenal naturel à utiliser avec bon sens, humour et modération. Un dernier rappel : la nature, c’est costaud, mais, face aux doutes ou à des symptômes persistants, votre meilleur réflexe reste le professionnel de santé. Bon rétablissement, et que la force des plantes soit avec vous !


