Tous les étés, la même question revient : pourquoi certaines personnes attirent-elles davantage les moustiques que d’autres ? Une réponse scientifique se cache dans notre groupe sanguin. Les chercheurs ont identifié plusieurs facteurs biologiques qui expliquent cette préférence marquée des insectes pour certains individus.
Le groupe sanguin O : une cible privilégiée
Une étude publiée dans le Journal of Medical Entomology révèle des statistiques édifiantes. Les moustiques tigres manifestent une nette préférence pour les personnes du groupe sanguin O.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 83 % de probabilité que ces insectes se posent sur un individu du groupe O, contre seulement 47 % pour ceux du groupe A. Cette différence considérable s’explique par des signaux chimiques émis à la surface de la peau, qui trahissent notre groupe sanguin.
Les personnes du groupe O ont « une excellente excuse pour vider la moitié de votre bombe anti-moustiques à chaque barbecue même si ça étouffe tout le monde ».
Les autres facteurs qui attirent les moustiques
L’émission de dioxyde de carbone
Au-delà du groupe sanguin, plusieurs éléments biologiques jouent un rôle déterminant. L’expiration de CO2 constitue un puissant attractif pour ces insectes piqueurs.
Les sportifs, femmes enceintes et personnes en surpoids produisent naturellement davantage de dioxyde de carbone. Cette caractéristique les rend particulièrement vulnérables aux attaques de moustiques.
Température et transpiration
La chaleur corporelle associée à la transpiration augmente considérablement l’attractivité. Les bactéries présentes sur la peau interviennent également dans ce processus complexe d’attraction.
L’expansion inquiétante du moustique tigre
Le moustique tigre colonise désormais la majorité des départements français. Cette progression géographique s’accompagne de risques sanitaires accrus.
Cet insecte peut transmettre des maladies graves comme la dengue, le chikungunya et le virus Zika. En 2025, la France connaît une augmentation préoccupante des cas de chikungunya autochtone.
Les gestes de prévention efficaces
Éliminer les sources d’eau stagnante
La première mesure consiste à supprimer tous les points d’eau stagnante autour de l’habitation. Ces zones constituent des lieux de reproduction privilégiés pour les moustiques.
Protection vestimentaire et répulsifs
Porter des vêtements couvrants durant les périodes à risque reste indispensable. Les répulsifs contenant du DEET, de l’icaridine ou de l’IR3535 ont démontré leur efficacité.
Éviter les solutions inefficaces
Certains gadgets comme les bracelets anti-moustiques ou les applications à ultrasons ne présentent aucune efficacité prouvée. Mieux vaut investir dans des solutions validées scientifiquement.


