Derrière des promesses de santé alléchantes, certains produits alimentaires dissimulent une réalité bien différente. Une enquête révèle comment l’industrie agroalimentaire utilise des arguments marketing trompeurs pour masquer la nature ultratransformée de nombreux aliments du quotidien.
Une investigation menée sur des milliers de produits
L’association de défense des consommateurs Foodwatch a mené l’enquête en exploitant les données d’Open Food Facts. Cette investigation exclusive, dévoilée au Parisien – Aujourd’hui en France, s’appuie sur la classification NOVA pour identifier les produits concernés.
Les résultats mettent en lumière une stratégie marketing bien rodée. Des centaines de produits affichent des mentions séduisantes tout en appartenant à la catégorie des aliments ultratransformés.
Des mentions santé qui induisent en erreur
L’enquête pointe du doigt des allégations rassurantes qui ornent les emballages. Parmi les plus fréquentes : « sans sucre », « riche en fibres » ou encore « zéro matière grasse ». D’autres mentions comme « sans conservateur » et « riche en protéines » complètent ce tableau trompeur.
« Ces aliments semblent sains, car ils présentent souvent des mentions rassurantes comme sans sucre, riche en fibres, zéro matière grasse, sans conservateur ou encore riche en protéines. Bref, avec de nombreuses allégations santé », détaille Audrey Morice, chargée de campagne chez Foodwatch.
L’apparence trompeuse des produits ultratransformés
Ces produits bénéficient d’une image santé usurpée. Leur packaging soigné et leurs arguments nutritionnels attirent les consommateurs soucieux de leur alimentation.
La classification NOVA, utilisée comme référence dans cette étude, permet d’identifier le degré de transformation des aliments. Elle révèle l’écart entre le positionnement marketing et la réalité nutritionnelle de ces produits.
Une vigilance accrue nécessaire
Cette enquête invite les consommateurs à regarder au-delà des mentions apposées en façade. La lecture attentive de la liste d’ingrédients reste le meilleur moyen d’identifier la véritable nature d’un produit alimentaire.
Les associations de consommateurs plaident pour une réglementation plus stricte encadrant l’utilisation de ces allégations santé. L’objectif : permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés sans être induits en erreur.


