Gaz hilarant : atteintes neurologiques et cardiovasculaires

0
1628
Gaz hilarant : atteintes neurologiques et cardiovasculaires
Les cartouches de recharge de siphons culinaires sont utilisés par les jeunes pour inhaler du protoxyde d'azote. © Adobe stock

Les jeunes utilisent le gaz hilarant comme drogue. Le gaz hilarant c’est le protoxyde d’azote que l’on retrouve dans les siphons culinaires. Mais l’inhaler n’est pas sans risque : c’est toxique pour le système nerveux et cardiaque.

Euphorie et état de flottement

Avec le protoxyde d’azote , les jeunes recherchent des effets brefs d’euphorie, un état de flottement et des fous rires… Le protoxyde d’azote, appelé aussi gaz hilarant est utilisé en médecine pour ses propriétés anesthésiques. En cuisine, on le retrouve dans les siphons culinaires. Les jeunes détournent les cartouches de recharge de ces siphons disponibles dans les commerces et sur Internet.

Usage intense et répété

En cas de consommation intense et répétée, des complications graves sont observées. L’Association française des centres d’addictovigilance tire la sonnette d’alarme. Elle a reçu 500 signalements liés au protoxyde d’azote en 2021. C’est deux fois plus qu’en 2020.  Quatre cas sévères sur cinq ont des répercussions neurologiques : troubles de la sensibilité et de la marche, douleurs chroniques ou incontinence.

Les consommateurs ont 22 ans en moyenne

L’usage répété du protoxyde d’azote a aussi des répercussions cardiovasculaires. Il favorise la formation de caillots dans les veines. Des phlébites, voire des embolies pulmonaires sont alors observées chez des jeunes consommateurs. Or les consommateurs sont très jeunes. L’association d’addictovigilance relève une moyenne d’âge de 22 ans, «dont environ 1/10 sont mineurs».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici