Gaz hilarant : une euphorie de courte durée

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Gaz hilarant : une euphorie de courte durée
la consommation régulière de protoxyde d'azote nommé gaz hilarant expose à des troubles neurologiques graves. © Adobe stock

Le gaz hilarant est une mauvaise blague. Consommé régulièrement, il provoque de graves séquelles neurologiques. Or de plus en plus de jeunes en consomment. Le nombre de cas graves a triplé en 2021.

De l’hôpital à la chantilly

Le gaz hilarant est aussi connu sous le nom de protoxyde d’azote.  Ce gaz médical est- normalement – utilisé en tant qu’anesthésique dans le milieu médical. Les cartouches de protoxyde d’azote sont aussi utiles en cuisine pour les siphons à chantilly par exemple. Les ados détournent ces cartouches pour inhaler le gaz à travers un ballon.

Ils ont entre 13 à 20 ans

Il s’agit d’un public jeune, relève l’ARS d’Ile-de-France, entre 13-20 ans. Une pratique de plus en plus courante. «Consommé dans un contexte récréatif de groupe (…)certains en consomment jusqu’à 200 cartouches par jour», constate l’ARS francilienne. Le nombre de cas graves suite à une consommation de gaz hilarant a triplé entre 2021 et 2020. L’agence du médicament a relevé 472 cas graves en 2021 contre 254 en 2020.

Perte de mémoire et trouble de l’érection

Le gaz hilarant est recherché pour l’euphorie qu’il provoque pendant quelques minutes. Mais à quel prix ! Car sa consommation régulière entraîne des :

  • pertes de mémoire ;
  • troubles de l’érection ;
  • troubles de l’humeur de type paranoïaque et hallucinations visuelles ;
  • troubles du rythme cardiaque et baisse de la tension artérielle.

Cordes vocales gelées

Les autorités sanitaires sensibilisent les jeunes à la consommation de protoxyde d’azote. Chaque utilisation expose à :

  • risque de brûlure par le froid : le gaz libéré est extrêmement froid. L’inhalation directement à la cartouche expose à de graves risques de gelures du nez, des lèvres et des cordes vocales ;
  • manque d’oxygène pouvant entraîner la mort : les cartouches sont très concentrées en protoxyde d’azote et des inhalations répétées peuvent conduire à la mort par asphyxie ;
  • risque de perte de connaissance pouvant entraîner une chute grave (risque de fracture, de traumatismes…)

Détresse respiratoire

«L’usage chronique à fortes doses entraîne des troubles neurologiques», précise l’ARS. Le surdosage se manifeste par des troubles moteurs, des altérations de la perception et plus rarement des convulsions. Il peut être la cause d’une détresse respiratoire pouvant entraîner la mort.

Source : ARS Ile-de-France

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