Infirmiers : 29% envisagent de jeter l’éponge

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Infirmiers : 29% envisagent de jeter l’éponge
Un infirmier sur trois pense quitter son travail dans les 12 prochains mois. © Adobe stock

Après deux années de Covid et l’épidémie de bronchiolite actuelle, les soignants sont épuisés. L’Ordre national des infirmiers alerte sur le risque de démissions dans les mois à venir.

«Quitter le métier dans les 12 mois à venir»

L’Ordre national des infirmiers (ONI) a publié, le 23 novembre, un sondage mené auprès des infirmiers sur leur métier et leurs difficultés. Selon l’ONI, le risque de démissions dans les mois à venir est très grand. En effet, 29% des répondants «envisagent de quitter le métier dans les 12 mois à venir». Des chiffres à nuancer selon le lieu d’exercice de l’infirmier, l’enquête de l’ONI ne différenciant pas les infirmiers travaillant à l’hôpital ou dans un Ehpad des libéraux.

Les Français soutiennent les infirmiers

Les soignants pointent du doigt la dégradation de leurs conditions de travail ces derniers mois pour 83 %, d’entre eux. Sans compter des compétences qui ne sont pas assez reconnues dans la société pour 94 % des infirmiers interrogés.  Parallèlement  à cette enquête interne, l’Ordre national des infirmiers a commandé à l’institut OpinionWay un sondage auprès des Français. Les Français soutiennent les soignants face à des conditions «de plus en plus difficiles» pour 91 %.

Un soin de moindre qualité ?

Des infirmiers épuisés ou en sous-effectif peut avoir un impact sur la qualité des soins. Un point abordé par le sondage : 89% des personnes interrogées se disent ainsi inquiètes «pour eux et pour leurs proches à l’idée que l’offre de soins se dégrade à l’avenir». D’ailleurs, 87% pensent «que les difficultés d’accès aux professionnels de santé peuvent mettre en danger leur santé ou celle de leurs proches».

Prescriptions des médicaments ?

Pour redonner ses lettres de noblesse à ce métier de soignant, les Français interrogés se prononcent en faveur de l’extension des missions comme la prescription des antidouleurs (84%) ou le renouvellement des ordonnances pour des affections de longue durée (81%).

Source : Ordre national des infirmiers  

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1 COMMENT

  1. Je ne comprends pas que l’on ne réintègre pas les soignants non vaccinés. Personnellement que les gens soient vaccinés ou non. On sait très bien que les vaccins ne protègent pas contre la contamination ou la transmission. Par ailleurs la France est le seul pays à faire cela aujourd’hui. Le gouvernement doit arrêter cette mascarade honteuse pour l’image de notre pays.

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