Une nouvelle étude scientifique majeure vient de mettre en lumière des associations préoccupantes entre la consommation régulière de conservateurs alimentaires et l’augmentation des risques de développer différents types de cancers. Ces additifs, présents dans de nombreux aliments de notre quotidien, pourraient avoir des conséquences plus graves que prévu sur notre santé.
Une étude française d’envergure sur les additifs alimentaires
L’équipe de chercheurs de l’Inserm a suivi plus de 100 000 personnes en France pendant plusieurs années. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue British Medical Journal, établissent un lien préoccupant : une consommation élevée de certains conservateurs pourrait significativement accroître les risques de cancer.
Cette recherche longitudinale d’envergure conclut sans ambiguïté qu’« une consommation plus élevée de conservateurs alimentaires (est) associée à un risque accru de cancer ».
Les conservateurs pointés du doigt par les chercheurs
Les sorbates, présents dans de nombreux produits du quotidien
Le sorbate de potassium et autres sorbates augmenteraient le risque global de cancer de 14%, et celui du cancer du sein de 26%. On retrouve ces conservateurs dans une multitude de produits courants : petits suisses, beurres, margarines, sodas, sirops, gâteaux, houmous, tortillas et même dans les carottes râpées préemballées.
Les sulfites, principalement dans l’alcool
Les sulfites, largement utilisés dans les boissons alcoolisées, seraient associés à une hausse de 12% du risque global de développer un cancer. Ces additifs, souvent utilisés pour leur action antimicrobienne et antioxydante, pourraient s’avérer plus nocifs qu’on ne le pensait.
Les acétates et leurs risques multiples
Présents dans les chips, viandes transformées, sauces et plats préparés, les acétates augmenteraient de 15% le risque de cancer en général, et de 25% celui du cancer du sein spécifiquement.
Charcuteries et produits transformés : les nitrites et érythorbates sous surveillance
Les nitrites de sodium, présents notamment dans les charcuteries, seraient associés à une augmentation de 32% du risque de cancer de la prostate. Les nitrites de potassium, quant à eux, augmenteraient de 22% le risque de cancer du sein. Ces additifs étaient déjà connus pour leur lien avec le cancer colorectal.
Les érythorbates, également présents dans les charcuteries et aliments transformés, seraient liés à une hausse de 12% du risque de cancer en général et de 21% pour le cancer du sein spécifiquement.
Des précautions à prendre malgré les limites de l’étude
Il convient de préciser que ces résultats sont observationnels et n’établissent pas formellement de lien de cause à effet. Néanmoins, la force et la cohérence des associations observées appellent à la prudence.
Les chercheurs recommandent de privilégier les aliments frais et peu transformés dans son alimentation quotidienne, et de limiter autant que possible la consommation de produits contenant des additifs superflus.
Cette étude apporte un éclairage nouveau sur les risques potentiels liés à notre alimentation moderne et souligne l’importance de faire des choix alimentaires conscients pour préserver notre santé à long terme.


