Nausées, maux de ventre, digestion difficile… Et si le remède se trouvait dans votre cuisine ?
Utilisé depuis des siècles en médecine traditionnelle, le gingembre attire aujourd’hui l’attention des scientifiques. Plusieurs chercheurs se sont intéressés à ses vertus digestives. Voici ce qu’ils disent.
Reconnu par l’OMS depuis 1999, le gingembre a un effet antiémétique
Frais, en poudre ou en infusion… le gingembre est utilisé depuis l’Antiquité aussi bien en cuisine que comme remède naturel. Aujourd’hui encore, de nombreux scientifiques le considèrent comme un allié précieux pour votre système digestif.
En effet, le gingembre renferme deux molécules actives clés : le gingérol et le shogaol. Ce sont elles qui lui donnent ce goût piquant si caractéristique, mais également ses puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.
D’après Megan Crichton, diététicienne et chercheuse à l’origine d’une étude publiée en 2022, ces composés forment une barrière protectrice au niveau de l’intestin et du cerveau, empêchant l’activation du centre du vomissement.
Gingembre et chimiothérapie : des résultats prometteurs contre les nausées
Plusieurs essais cliniques ont démontré que le gingembre est également efficace pour diminuer les nausées causés par la chimiothérapie chez les patientes atteintes d’un cancer du sein.
Une étude randomisée menée avec un extrait de gingembre a révélé des résultats prometteurs, notamment chez les femmes atteintes de cancers. Les patientes ayant reçu l’extrait de gingembre ont signalé moins de nausées et de vomissements après la chimiothérapie que celles ayant reçu un placebo.
Ces observations ont été confirmées par une autre étude comparant deux groupes de femmes sous chimiothérapie. Le premier groupe recevait un médicament antiémétique associé à un extrait de 6‑gingérol (principe actif du gingembre), tandis que le second groupe recevait le même traitement antiémétique accompagné d’un placebo.
Après trois cycles de traitement, les patientes ayant pris le gingembre ont nettement moins souffert de nausées et de vomissements, tandis que dans le groupe placebo, ces symptômes se sont progressivement aggravés.


