Covid-19 : pas de reconfinement pour le moment même si la rentrée scolaire inquiète

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Alors que des épidémiologistes et des parents d’élèves, inquiets de la situation en Grande-Bretagne, réclamaient le report de la rentrée, la reprise a bien eu lieu en France ce lundi 4 janvier. Les contaminations repartent à la hausse dans plusieurs pays, mais l’exécutif français écarte pour le moment l’idée d’un troisième reconfinement.

La rentrée repoussée dans plusieurs pays d’Europe

Contrairement à leurs camarades français, les élèves allemands, britanniques, grecs, polonais, irlandais, autrichiens et néerlandais devront attendre encore un peu avant de retrouver les bancs de l’école. Au retour des fêtes, la rentrée a été repoussée de quelques jours, voire de quelques semaines.

C’est justement ce que réclamaient les parents d’élèves de Ecole et familles oubliées. Ce collectif regrette qu’aucune mesure sanitaire supplémentaire n’ait été prise alors que le variant du virus est « officiellement présent en France ». Dans une lettre ouverte au gouvernement, ces parents soulignent notamment « l’incertitude énorme concernant la variante du Sars-CoV-2 » et « la reprise épidémique ».

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 « Ces variantes ne sont pas forcément plus dangereuses »

Interrogé par le Journal du Dimanche dimanche 3 janvier, Jérôme Salomon a précisé que ces variantes n’étaient « pas forcément plus dangereuses ». Elles sont en revanche « nettement plus contagieuses ».

Selon le directeur général de la Santé, « elles toucheraient aussi davantage les jeunes, dont la possibilité de diffuser le virus pourrait être plus élevée qu’en population générale. Il faut donc qu’on soit très attentif au milieu scolaire et universitaire. » En particulier à la rentrée, alors que « les enfants reviennent de différents endroits en France ou à l’étranger. Ça peut rebattre les cartes de la situation épidémiologique », a-t-il ajouté.

Pour l’épidémiologiste Antoine Flahaut, directeur de l’Institut de santé globale à l’université de Genève, les choses sont encore plus claires. Selon lui, la situation reste préoccupante en Europe. « Ne commettons pas la même erreur que lors de l’arrivée de la première vague en Italie. Pas de procrastination en Europe, ne rouvrons pas les écoles début janvier », écrit-t-il sur Twitter.

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