Une nouvelle étude britannique met en évidence une association significative entre de cet aliment et la dégradation de la fonction cardiaque. En savoir plus.
La consommation mondiale de viande rouge est en forte hausse
Selon l’institut Worldwatch, la consommation de viande dans le monde a été multipliée par trois au cours des 40 dernières années notamment dans les pays en voie de développement.
Pourtant, plusieurs études scientifiques montrent qu’une consommation excessive de viande rouge, particulièrement de viande transformée, est liée à une augmentation du risque de maladies chroniques, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, certains cancers.
En outre, la surconsommation de viande a un impact considérable sur l’environnement. Elle est responsable de 55 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’agriculture mondiale. Par ailleurs, environ 30 % de la biodiversité animale et végétale a été affectée par la déforestation liée à l’élevage des remuants.
Comment la viande rouge s’attaque à votre muscle cardiaque ?
Des scientifiques de l’Université Queen Mary de Londres ont établi un lien entre la consommation de toute forme de viande rouge, comme le steak, l’agneau ou le porc, et la dégradation de la fonction cardiaque.
L’étude a été menée auprès d’environ 20.000 de participants de la Biobank britannique.
L’équipe de recherche a également pris en compte les facteurs de risque possibles, dont l’âge, le sexe, le niveau socio-professionnel, le tabagisme, l’alcool, l’activité physique, les antécédents médicaux et l’indice de masse corporelle (IMC) comme mesure de l’obésité.
Résultat : les gros consommateurs de viande transformée ont des ventricules plus petits, une fonction cardiaque réduite et une rigidité artérielle plus marquée. Bref, tous des marqueurs d’une mauvaise santé cardiovasculaire !
Réduire votre consommation de viande, un bon geste pour votre cœur
La viande rouge est une source de protéines, d’acides aminés essentiels, de vitamines (B12, B3, B6 et B9), de minéraux (notamment le fer, le zinc, le phosphore et le sélénium) et d’autres micronutriments. Cependant, elle peut contenir des additifs, des contaminants tels que les polychlorobiphényles (PCB), le cadmium et des résidus d’antibiotiques et d’hormones utilisés dans la production animale.
Selon l’Inserm, il est essentiel de privilégier la volaille et limiter votre consommation de viande rouge à 500 g par semaine et de charcuterie à 150 g.


