Crise des urgences : serez-vous concerné ?

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Crise des urgences : serez-vous concerné ?
Si vous comptez passer vos vacances à Nice, réfléchissez à deux fois avant de contacter les urgences de l'hôpital, débordées. © Adobe stock

Les services des urgences sont saturés partout en France. Certains sont obligés de faire le tri des patients. Les hôpitaux du Sud de la France, avec l’afflux des touristes ne savent plus comment faire. On fait le point.

L’hôpital de Nice au bord du gouffre

A Nice, comme dans beaucoup de zones touristiques, les services d’urgence reçoivent deux à trois fois plus de patients l’été que le reste de l’année. En manque de personnel, les urgences du CHU de Nice a dû, lundi 11 juillet, filtrer les patients en raison d’une trop forte affluence. «C’est extrêmement compliqué dans toute la zone sud», explique Pierre Schwob Tellier à franceinfo. Il est coprésident du collectif Inter-Urgences.

«Entre 45 et 50 patients qui sont en attente, sur nos brancards»

Julie Contenti est cheffe adjointe du pôle Urgences. Elle alerte les autorités de la situation catastrophique des urgences niçoises. «On fait à peu près entre 250 et 300 passages de patients par jour. Le problème, c’est qu’on se confronte à une fermeture de lits qui, elle, est par contre exceptionnelle. Tous les matins, nous avons maintenant depuis lundi entre 45 et 50 patients qui sont en attente, sur nos brancards, d’un lit d’hospitalisation que malheureusement, nous n’avons pas ».

Les urgences craquent un peu partout

Tous les patients ne peuvent pas être pris en charge au CHU de Nice. Certains sont orientés vers les hôpitaux et les cliniques voisines. Le service des urgences des adultes est ainsi contraint de réguler les entrées. «Réguler» signifie refuser les patients les moins graves et les orienter vers d’autres structures de soins. Cette régulation est déjà mise en place dans les CHU de Bordeaux, Toulouse ou Marseille où les urgences sont confrontées à un manque de personnels et de moyens.

La fin des zones attractives ?

Le Dr Marc Noizet, président du syndicat Samu-Urgences de France constate, auprès de franceinfo, des «tensions cette année dans les effectifs des services d’urgences du pourtour méditerranéen notamment.» Pourtant, jusqu’à présent «c’étaient des zones plutôt attractives et qui étaient plutôt préservées de ces problématiques de tensions», précise-t-il.

6 Commentaires

  1. Démotivation des soignants, numerus clausus, besoin de vacances qui existe encore, arrivé de touristes qui existent encore, soignants éclairés qui ont refusé le vaccin sortis des effectifs, l’Hôpital respire, les dépensent baissent, l’agonie se rapproche, et le VACCIN ne fait plus recette!
    Est ce que ce sera une Rentrée facile pour les pouvoirs en place?
    Vite des mesures sanitaires contraignantes (on sait faire, du « dérogatoire » pour faire passer la pilule).
    Les oppositions sont divisées, le scénario du pire est encore jouable!

  2. Au lieu de pleurnicher redemandez donc les tours de garde des médecins de ville comme ça se faisait dans le temps ! C’est marrant , mais quand cela a été supprimé personne n’a bougé et surtout pas les hôpitaux trop contents de se faire encore plus de fric au détriment des patients ! sinon , ne venez pas pleurer !

  3. je répondrais au titre de l’article plus qu’a son contenu dont plus personne ne peu ignorer les vrai causes: la destruction volontaire et systématique de toute cette organisation médicale, par les différents pouvoir en place depuis 40 ans.

    serais-je concerné ? question totalement stupide, comme si on pouvais savoir d’avance qu’on aura un accident ou qu’on sera malade au point de devoir s’y rendre
    mais c’est un peu comme pour un rendez vous chez le médecin, actuellement c’est à 15 jours, comme si on pouvais « programmer » par avance les dates de nos maladies.

    la raison actuelle du refus d’augmenter les effectifs c’est que tout l’argent est partis vers les caisses des labos pour les injections et les test , tous les deux totalement inutiles.
    sauf que je viens de comprendre pourquoi les gens se font tester: c’est simple, un « positif » a droit à 7 jours de « vacances » payées
    ce qui, non seulement désorganise les entreprises, mais provoque les pénuries que nous subissons actuellement avec l’augmentation des prix selon la loi de l’offre et de la demande
    tout est lié
    arrêtons les tests, et le reste suivra de lui même

    • vous avez entièrement raison depuis le début du covid je n’ai été testée qu’une fois, et toujours pas de vaccin. Si je devais être malade je ferais le maxi à domicile, sauf si j’ai un accident mais je ne sors pratiquement plus de chez moi alors moins de risque.

  4. Un peu normal que la Flémingite remplace la Grande Trouille, enfin quelque chose de « Positif », mot qui désigne ce qu’il ne faut pas être!
    Un Monde à l’envers, un Absurdistan bien constitué , avec masques chirurgicaux qui remplacent ceux du Carnaval!
    Et des Hôpitaux vides de soignants, des dentistes seulement les jours de garde, 14 Juillet , profitez en, rage de dents bienvenue, un dentiste à moins de 60kms vous recevra!

  5. J’ai vécu de très près ce problème : ma belle sœur de 70 ans vient de décéder aux urgences de la Salpétrière par manque de soins… c’est de la non assistance à personne en danger !
    Ça se plaide !
    Il faut se battre

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