La graisse des hanches et des fesses protège le cerveau de l’inflammation

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La graisse des hanches et des fesses protège le cerveau de l’inflammation
Les rondeurs au niveau des fesses et des hanches préviennent le risque d'AVC chez la femme ! © Adobe stock

Gardez vos rondeurs au niveau des hanches et des fesses car elles vous protègent de l’AVC ! C’est, en substance, ce que dit une nouvelle étude américaine. Les chercheurs ont aussi mesuré les effets de la liposuccion.

Quand les rondeurs diminuent l’inflammation

Une nouvelle étude menée par l’ Association américaine du diabète, la graisse sous-cutanée des hanches, des fesses et l’arrière des bras chez la femme a un rôle protecteur dans l’inflammation cérébrale. Un rôle qui serait effectif jusqu’à la ménopause. En effet, les hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone chez la femme) ont aussi un rôle protecteur.

Et la graisse abdominale chez l’homme ?

Toujours selon cette même étude, la graisse abdominale des hommes ne protège pas des inflammations au cerveau. Au contraire, elle augmente le risque de maladies cérébrales telles que la démence ou les accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Comment les scientifiques sont arrivés à ces conclusions ?

Les chercheurs américains ont examiné l’emplacement et l’augmentation de la quantité de tissus adipeux (graisses) chez des souris mâles et femelles. Il sont aussi mesuré leurs niveaux d’hormones sexuelles et leur inflammation cérébrale. Dans un deuxième temps, ils ont comparé l’impact d’un régime riche en graisses, connu pour augmenter l’inflammation dans tout le corps, chez les souris des deux sexes . Auparavant, ils avaient procédé à une intervention chirurgicale, similaire à la liposuccion, pour éliminer la graisse sous-cutanée.

La liposuccion augmente l’inflammation cérébrale

Les souris femelles opérées du liposuccion ont vu leur inflammation cérébrale augmenter à des niveaux proches de ceux observés chez leurs homologues masculins. De plus, «les femelles ont regagné plus de graisse viscérale», explique Alexis M. Stranahan. Elle est co-auteure de l’étude et neuroscientifique à l’Université Augusta (Géorgie, États-Unis).

L’indice de masse corporelle est faussé

La scientifique est revenue sur la notion de l’indice de masse corporelle. Cet indice est, selon elle, faussé. En effet, il ne traduit pas la composition graisseuse du corps, ni sa répartition. Le rapport taille/hanche lui semble être un outil plus significatif.

Source : Sex Differences in Adipose Tissue Distribution Determine Susceptibility to Neuroinflammation in Mice With Dietary Obesity, Diabetes (2022)

 

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