Tabac et alcool, premières causes de cancers dans le monde

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Si l’information n’a rien de surprenant, c’est surtout une confirmation : 33,9 % des cancers dans le monde, sont favorisés par le tabac, 7,4 % par l’alcool, selon une étude d’une ampleur sans précédent, réalisée dans le cadre du Global Burden of Disease et publiée par The Lancet. 

Hommes comme femmes

« Selon notre analyse, 44,4 % des morts par cancer dans le monde (…) sont attribuables à un facteur de risque qui a été mesuré », d’après cette étude. Ce vaste programme de recherche, financé par la fondation Bill Gates, implique plusieurs milliers de chercheurs, dans la majeure partie des pays du monde. Il permet de connaître les facteurs de risques selon les régions mondiales. Mais, d’après les conclusions, la plupart des risques sont liés à des comportements que l’on peut modifier. 

Pour le tabac, chez les hommes, 33,9 % des cancers sont favorisés par ce dernier. On trouve ensuite les mauvaises conduites alimentaires et la pollution atmosphérique, représentant 7,4 %, 5,9 % et 4,4 % des cancers. Chez les femmes, la proportion de cancers liés au tabac est de 10,7 %. Viennent ensuite les rapports sexuels non protégés,  8,2 %, l’alimentation, 5,1 %, un IMC élevé, 4,7 % et le diabète, 3,6 %.

Cancer du poumon

Toujours selon l’étude, en 2019, le cancer le plus meurtrier parmi l’ensemble des cancers attribuables aux risques évitables, est le cancer du poumon, chez les hommes comme chez les femmes, soit 36,9 % de tous les décès par cancer attribuables. Vient ensuite le cancer du côlon et du rectum, de l’œsophage, de l’estomac chez les hommes et du col de l’utérus, colorectal et du cancer du sein chez les femmes.

Cependant, l’étude montre aussi que la moitié des cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné. La prévention ne suffit donc pas. Elle doit en fait être accompagnée d’un diagnostic précoce et de traitements efficaces. 

Toutefois, une grosse moitié de cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné, ce qui montre que la prévention ne suffit pas. Celle-ci, selon les auteurs de l’étude, doit donc s’accompagner de deux autres piliers : un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces.

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