Face à l’augmentation notable des cas de Covid-19 et l’arrivée des premiers frimas automnaux, les Français se tournent massivement vers les autotests. Ce phénomène met sous pression les officines qui peinent à répondre à une demande en forte croissance, alors qu’un nouveau variant inquiétant fait son apparition.
Une demande explosive depuis la rentrée
Les pharmacies françaises font face à un véritable défi logistique ces dernières semaines. Les ventes d’autotests Covid-19 ont bondi de 33% en une seule semaine, avec 150 000 unités écoulées sur le territoire national.
Cette tendance s’explique notamment par le changement de saison, comme le confirme Alain Thouzeau, pharmacien : « On a eu beaucoup de demandes depuis la rentrée et depuis que la fraîcheur est arrivée ».
Les stocks s’amenuisent rapidement, contraignant de nombreuses officines à passer des commandes supplémentaires dans l’urgence. La situation est d’autant plus complexe que certains fournisseurs signalent déjà des ruptures.
Un rebond épidémique confirmé par les chiffres
Cette ruée vers les autotests n’est pas sans raison. Le réseau Sentinelles a récemment relevé un taux d’incidence de 50 cas pour 100 000 habitants sur la période du 22 au 28 septembre, correspondant à 33 461 nouveaux cas à l’échelle nationale.
Le variant « Frankenstein » en ligne de mire
L’inquiétude est renforcée par l’émergence d’un nouveau variant baptisé « XFG » et surnommé « Frankenstein ». Ce dernier contribue à la hausse des contaminations observée depuis fin septembre.
Des autotests adaptés aux populations vulnérables
Face à cette situation, les fabricants tentent de s’adapter. Fabien Larue, directeur d’AAZ, précise : « 150.000 autotests ont été vendus la semaine dernière, ce qui représente 33% de plus que la semaine précédente ».
Le responsable ajoute : « De notre côté, on en a livré plus de 60.000 dont la majorité de ces tests est la version conçue pour les enfants et les seniors ». Une adaptation nécessaire pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables.
Campagne de vaccination imminente
Dans ce contexte de reprise épidémique, une réponse sanitaire s’organise. La campagne de vaccination contre le Covid-19 débutera dès la semaine prochaine, ciblant prioritairement les personnes âgées, immunodéprimées, ou souffrant d’affections chroniques.
Les femmes présentant des risques de développer des formes graves de la maladie sont également concernées par ces recommandations vaccinales.


