D’après l’Inserm, l’accident vasculaire cérébral reste un enjeu majeur de santé publique. Plus de 140 000 personnes en sont victimes chaque année en France, faisant de l’AVC la première cause de handicap acquis chez l’adulte.
Selon les experts, une grande partie des AVC pourrait être évitée grâce à une meilleure vigilance. En savoir plus.
L’impact de la sédentarité sur votre santé cardiovasculaire
Selon le Dr Arthur Wang, directeur de la neurochirurgie endovasculaire à l’université de Tulane, le manque d’activité physique fait partie des facteurs de risque d’AVC les plus clairement identifiés.
« Une activité régulière contribue à maintenir les vaisseaux sanguins libres de dépôts de cholestérol et limite la progression des plaques athéromateuses », détaille le spécialiste.
Les autorités de santé recommandent de pratiquer 30 minutes d’activité modérée, cinq jours par semaine.
Un hypertendu qui s’ignore est un hypertendu qui ne se soigne pas
« S’il existe un facteur à ne jamais négliger, c’est la tension artérielle », avertit le Dr Anthony Kim, neurologue vasculaire et directeur médical du centre des AVC de l’Université de Californie. Selon lui « Si l’hypertension disparaissait de la population américaine, on réduirait les AVC de 60 %. »
Cette maladie progresse silencieusement, sans symptômes. De ce fait, un contrôle régulier chez le médecin et une prise en charge rapide restent indispensables.
Délaisser les examens médicaux réguliers
Des problèmes comme l’hypercholestérolémie n’envoient aucun signal d’alerte. « Sans examens, les patients n’ont généralement aucune idée de leur tension artérielle ou de leur niveau de cholestérol », explique le Dr Wang.
D’où l’importance de consulter son médecin traitant pour dépister d’autres pathologies telles que : une glycémie élevée, un excès de poids ou des antécédents familiaux.
Fumer et boire de l’alcool
Le tabagisme constitue un facteur de risque majeur. « Il accroît indéniablement la probabilité d’AVC et de pathologies cardiaques », souligne le Dr Kim. Le rétrécissement des vaisseaux qu’il entraîne favorise les obstructions susceptibles de perturber le flux sanguin vers le cerveau.
L’excès d’alcool représente également une menace bien établie pour la santé cardiovasculaire. Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) définit la consommation excessive comme plus de quatre verres en une seule occasion pour les femmes, cinq pour les hommes, et recommande de limiter la consommation hebdomadaire à huit verres pour les femmes et quinze pour les hommes.
Une alimentation déséquilibrée
Une consommation excessive d’aliments ultra-transformés, riches en sel, en sucres ajoutés et en graisses saturées, favorise l’hypertension, l’obésité, le diabète et l’hypercholestérolémie, autant de facteurs majeurs impliqués dans la survenue de l’AVC.
À l’inverse, une alimentation saine réduit significativement le risque d’AVC. Ces aliments apportent des antioxydants, des minéraux protecteurs comme le potassium, ainsi que des acides gras oméga-3, connus pour leurs effets bénéfiques sur les vaisseaux sanguins.
Repérer les signes d’un AVC
Enfin, reconnaître rapidement les signes d’un AVC demeure crucial. L’acronyme VITE résume les principaux signaux d’alerte : affaissement du visage, faiblesse d’un bras, difficulté à parler, nécessité d’agir en urgence.
« Les traitements sont d’autant plus efficaces qu’ils sont administrés tôt », rappelle le Dr Kim. Au moindre doute, il est impératif d’appeler immédiatement les services d’urgence.


