Une nouvelle étude de l’Organisation mondiale de la Santé révèle des chiffres alarmants sur le cancer, touchant des millions de personnes chaque année. Si certains facteurs de risque sont inévitables, une part significative des cas pourrait être prévenue par des changements de mode de vie et des politiques de santé publique adaptées.
Des millions de cas de cancer évitables
Selon les dernières données de l’OMS, près de 40% des cancers diagnostiqués dans le monde pourraient être évités. Cette proportion considérable représente un potentiel énorme de vies sauvées et de souffrances épargnées.
En 2022, le cancer a frappé durement à l’échelle mondiale avec 20 millions de nouveaux cas diagnostiqués. Plus tragique encore, cette maladie a entraîné 9,7 millions de décès la même année.
Le tabac en tête des facteurs de risque
Parmi les nombreux facteurs de risque identifiés, le tabagisme reste le principal coupable, responsable à lui seul de 15% des nouveaux cas de cancer dans le monde. Les autres facteurs majeurs incluent :
- La consommation d’alcool
- Certaines infections
- La pollution atmosphérique
- Un indice de masse corporelle élevé
- L’inactivité physique
- L’exposition aux rayons ultraviolets
Trois cancers particulièrement évitables
L’étude met en lumière que la moitié des cas de cancers évitables se concentre sur trois types spécifiques :
- Le cancer du poumon
- Le cancer de l’estomac
- Le cancer du col de l’utérus
Cette concentration offre des pistes prioritaires pour les politiques de prévention et de dépistage.
Des disparités marquées selon les régions et le genre
Les chiffres révèlent d’importantes différences entre hommes et femmes face au cancer évitable. Chez les hommes, 45% des cas pourraient être évités, contre 30% chez les femmes.
Les disparités régionales sont tout aussi frappantes :
- En Afrique subsaharienne, 38% des cas seraient évitables pour les femmes
- En Afrique du Nord et en Asie de l’Ouest, ce chiffre tombe à 24% pour les femmes
- Pour les hommes, l’Asie de l’Est présente le taux le plus élevé avec 57% de cas évitables
- En Amérique latine et dans les Caraïbes, 28% des cas masculins pourraient être prévenus
Des initiatives gouvernementales pour renforcer la prévention
Face à ces données alarmantes, les gouvernements multiplient les initiatives. En France, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a exprimé son souhait d’un dépistage généralisé du cancer du poumon d’ici 2030.
Par ailleurs, la campagne « Mars bleu » pour le dépistage du cancer colorectal se démarque par son slogan direct « Va chier », visant à briser les tabous autour de ce dépistage essentiel.


