Covid-19 : l’ANSM s’oppose à l’utilisation des traitements à base d’ivermectine

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Fin mars, l’Agence européenne du médicament (EMA) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avaient recommandé de ne pas utiliser l’ivermectine en dehors d’essais cliniques. ©Adobe-Stock

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a refusé d’accorder une autorisation temporaire d’utilisation pour l’ivermectine dans le traitement de la Covid-19. La raison : le manque de données disponibles attestant de son efficacité. Cette décision très attendue clôt, du moins pour le moment, la polémique qui fait rage à ce sujet sur les réseaux sociaux.

Nécessité « de mettre en œuvre de larges études cliniques »

D’après l’agence sanitaire, l’analyse des données scientifiques disponibles, « du fait de leurs limites méthodologiques, ne permet pas d’étayer un bénéfice clinique de l’ivermectine ». Et ceci « quel que soit son contexte d’utilisation, en traitement curatif ou en prévention de la maladie Covid-19 », précise-t-elle.

L’ANSM note toutefois « la nécessité de mettre en oeuvre de larges études cliniques randomisées en vue de conclure » à la « possible utilisation » du médicament dans la lutte contre le virus. Elle ajoute également que sa décision pourra « être révisée à tout moment » en fonction des résultats de la recherche.

Un avis partagé par l’Agence européenne du médicament (EMA) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui ont recommandé, fin mars, de ne pas utiliser l’ivermectine en dehors d’essais cliniques. En France, le Haut Conseil de santé publique (HCSP) avait fait part d’une position similaire, le 27 février.

Un antiparasitaire utilisé contre la gale et les poux

La demande d’utilisation temporaire avait été déposée par une association de professionnels de santé. De nombreux médecins estiment que l’ivermectine, un anti-parasitaire habituellement utilisé contre la gale et les poux, pourrait avoir sa place dans les traitements contre la Covid-19.

Le médicament fait également l’objet d’une intense promotion sur les réseaux sociaux. Un peu comme cela avait été le cas pour l’hydroxycloroquine. Certains pays (République tchèque, Slovaquie), ont d’ailleurs permis l’utilisation temporaire de l’ivermectine pour traiter la Covid-19.

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7 Commentaires

  1. Ca ne fait pas rage sur les réseaux sociaux : les réseaux sociaux sont les seuls à relayer les sources d’information autres que gouvernementales et propagandistes. D’autres pays et de nombreux praticiens dans le monde utilisent l’ivermectine avec succès et sans conséquences aussi graves que les “vaccins” “recommandés” par cette même agence de mafieux dont on ne sait toujours pas quel est le degré de conflit d’intérêts de ses membres (lesquels d’ailleurs ?). Si, un jour, nous sortons de l’abrutissement et de la bêtise généralisés, ils le paieront cher, aussi cher que leurs conflits d’intérêts, véritables coffres forts bancaires et obscurantistes. Fatigant !!!

  2. L’ivermectine est une molécule à présent dans le domaine public. Alors quel laboratoire se risquera à financer des études en vue d’une AMM contre la courouna19 pour que d’autres labos tirent les marrons du feu ? Pensez-donc : un médicament qui coûte trois francs six sous, alors que l’on peut se remplir les poches sur le dos de la sécu avec des traitements à 2000 € le cachet peu importe s’il n’est pas efficace ou dangereux. En outre comme précisé dans l’article, il n’y a pas d’AMM contre les poux (à ma connaissance), juste contre la gale ainsi que d’autres maladies parasitaires comme certains vers filaires.

  3. Il n’a jamais été fait de recherche pour anticiper en amont, il vaut mieux attendre que les gens soit malade
    pourquoi ne pas avoir chercher un médicament en complément du vaccin ?
    PAS RENTABLE

  4. Depuis le début, ils interdisent tout ce qui pourrait avoir une chance de sauver des vies et s’enferrent dans leurs mensonges…et conflits d’intérêts même si des 10zaines de pays ont de bons résultats avec X ou Y molécule ! Des médicaments connus depuis des décennies sont refusés mais les vaccins bâclés en 10 mois seraient sans danger ??? D’ailleurs le contraire commence à se savoir largement ! On est plusieurs à connaître des gens décédés qq jours après avoir été vaccinés… la liste ne fait que commencer !

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