Intoxication aux Benzodiazépines

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Benzodiazépines sur fond violet

Les Benzodiazépines

Les benzodiazépines sont des agonistes[1] des récepteurs GABA (canaux ioniques des membranes des neurones). Cette action est à l’origine de leurs effets mais également l’élément la cause de phénomène de tolérance et de dépendance. Ces médicaments restent utilisés pour plusieurs type de traitement :

  • Hypnotisant
  • Sédatif,
  • Myorelaxant
  • Anticonvulsivant.

Ils sont l’un des plus prescrits en France. Ainsi, en 2009, la France était le deuxième pays européen en termes de consommation d’anxiolytique. Nous vous recommandons de prescrire ces médicaments sur un temps limité afin de réduire au maximum le risque de tolérance, pouvant se répercuter sur les interactions sociales et professionnelles du patient.

[1] Agoniste : qui produit des effets identiques à ceux d’une substance de référence.

EPIDEMIOLOGIE : benzodiazépines

En 2010, 20 % de la population française avait reçu au moins une fois une prescription de benzodiazépines.

INTOXICATION AIGUE A RISQUE

Elle demeure observée lorsque la dose reçue par le patient est supérieure à celle qu’il est censé recevoir. L’intoxication aigue aux benzodiazépines peut être volontaire, soit pour rechercher des effets du médicament dans un schéma où l’on retrouve une perte progressive d’effets liés à une prescription chronique, soit dans le cadre d’une tentative de suicide.

Chez le patient surdosé on retrouve :

  • une sédation,
  • des troubles de la vigilance,
  • une difficulté à parler(dysarthrie),
  • une diminution de la respiration pouvant aller jusqu’au coma.

L’USAGE A RISQUE

Il correspond à des niveaux de consommation qui exposent à des risques de complications, soit secondaires à la consommation aiguë, soit secondaires à la consommation chronique mais qui apparaissent plus tard dans le temps.

Pour les benzodiazépines : les effets secondaires les plus fréquents restent la dysarthrie, la somnolence et aussi l’ataxie (augmentation du risque de chute).

En outre, un usage à risque expose le sujet à des conséquences médicales psychiatriques et/ou non-psychiatriques.

 benzodiazépines sur fond vert

LE SYNDROME DE SEVRAGE

En cas de prise de benzodiazépine au long court, l’arrêt brutal expose à un risque de syndrome de sevrage. Plusieurs facteurs restent identifiés dans le syndrome de sevrage :

  • Rapidité de diminution de la posologie ;
  • Consommation d’une posologie élevée de benzodiazépines ;
  • La demi-vie courte d’élimination du médicament ;
  • L’existence d’une anxiété importante à l’arrêt ;
  • Surconsommation régulière d’alcool ou d’une autre substance psycho active.

PREVENTION

L’information est aussi primordiale pour le patient.

  • L’idéal est de prévoir l’arrêt d’une benzodiazépine dès son introduction et de s’interroger, à chaque renouvellement d’ordonnance, sur la persistance de l’indication et du maintien à la même dose le médicament.
  • Les praticiens doivent être formés à la prescription de psychotropes
  • suivi rapproché des patients par le même praticien
  • privilégier la posologie minimale efficace, éviter les associations d’autres médicaments de la même famille ;
  • La prescription ne doit pas dépasser 4 semaines.

ARRET : Benzodiazépines

L’arrêt des benzodiazépines doit être encadré par le médecin prescripteur. En effet, le sevrage est la procédure d’arrêt progressif des benzodiazépines. Il peut se faire à la maison où à l’hôpital. Le suivi se fait aussi sur plusieurs semaines avec la recherche de différents éléments à surveiller :

  • Existence de signes de sevrage
  • Patients prenant des posologies élevées nécessitant un suivi rapproché lors de la diminution des posologies. En cas de symptôme, les doses seront ré-augmentées.
  • La prise concomitante de plusieurs psychotropes
  • La consommation d’alcool ou d’autres substances psychoactives
  • Une insomnie ou un trouble déjà présent même sous traitement peut aggraver les symptômes et rendre difficile le sevrage.

Le rôle du praticien est très important dans le sevrage des psychotropes, il devra être très vigilant lors de son suivi. En cas de nouveaux symptômes, une réévaluation voir une reprise de la dose initiale sera à discuter.


En Savoir Plus :

🔔 Cette fiche ne dispense pas d’une consultation médicale 🔔

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