L’épisiotomie

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L'épisiotomie et les suites de l'accouchement

157 000 épisiotomies sont pratiquées en France chaque année. Un accouchement sur cinq est concerné. Ces chiffres sont issus d’une enquête menée en 2016 par le Quotidien du Médecin associé à la Fédération Française des Réseaux de Santé en Périnatalité (FFRSP), basée sur 4525 maternités (soit 82% des établissements).

L’épisiotomie est pratiquée à 35% sur des primipares et à 10% pour les femmes ayant déjà accouché. Des chiffres qui ont nettement diminués ces 20 dernières années puisque le pourcentage était de 50,9% en 1998 ! Dès 2005, le Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français (CNGOF) recommandait un usage restrictif de l’épisiotomie. Le souhait étant de passer sous la barre des 15% limitant ainsi cette intervention à des cas de particuliers.

Qu’est-ce que l’épisiotomie ?

Il s’agit d’une incision (coupure) qui mesure de 2,5 à 5cm de long et que l’on pratique dans le bas vagin pour en augmenter son ouverture. Le passage du bébé sera ainsi facilité au moment de son expulsion. La pratique de l’épisiotomie anticipe tout risque de déchirure importante. On maitrise ainsi la taille de l’incision.

Le gynécologue anesthésie en gelant localement la région où l’on va intervenir à l’aide d’une piqûre. Après l’accouchement, des points de suture sont nécessaires.

Les gênes occasionnées par l’épisiotomie

  1. Douleurs et enflures à l’endroit de l’incision.
  2. Impossibilité de s’asseoir pendant 3 à 4 jours après l’intervention. Il est recommandé de s’asseoir sur une bouée pour éviter la douleur.
  3. Des points douloureux jusqu’à leur absorption.
  4. Des saignements plus importants.
  5. Des risques d’infection de la cicatrice.
  6. Des douleurs lors des premiers rapports sexuels.

Comment prévenir les risques de déchirure ou d’épisiotomie ?

  1. Lors de l’expulsion, pousser en position couchée sur le côté.
  2. La sage-femme peut aider en plaçant une compresse chaude sur le périnée au moment de la poussée.
  3. Bien prendre sa respiration avant chaque poussée.
  4. Masser l’entrée du vagin avec de l’huile d’amande douce quelques semaines avant l’accouchement.
  5. Un massage qui peut se prolonger après l’accouchement afin d’assouplir la cicatrice.

Utile : il est bon de parler avec les personnes qui vous accoucheront. Vous pouvez exprimer le souhait que, dans la mesure du possible, vous souhaitez éviter l’épisiotomie.

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