Comment prévenir les pincements au coeur du au stress

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Comment prévenir les pincements au coeur du au stress

 

Le pincement au cœur est une douleur thoracique qui peut être tellement douloureuse que ses victimes partent aux urgences. Il s’apparente à une décharge électrique ou alors à un picotement aigu à l’intérieur de la poitrine. Après un check up complet à l’hôpital, la moitié des patients sont exempts de pathologies cardiaques. Plus précisément les 30 à 40% restants ne souffrent pas d’une maladie cardiaque, mais d’anxiété.

Cependant, lors d’un épisode de stress aigu, vous ne savez pas que l’anxiété et les douleurs thoraciques sont liées.

Pourquoi un pincement au cœur et le stress sont-ils liés ?

Le pincement au cœur (ou pointe au cœur) , est une douleur associée à une décharge électrique ou à une sorte de picotement aigu à l’intérieur de la poitrine. Son déclenchement peut être consécutif à une menace au cours de laquelle votre corps va réagir immédiatement. C’est alors que votre cerveau va libérer des hormones dans votre organisme qui vont déclencher une réaction soit de combat, soit de fuite.

À titre d’exemple, si vous êtes bloqué dans un ascenseur, ou préoccupé par un souci professionnel, votre cerveau va intervenir. Il va faire en sorte que vous soyez capable de faire face à la menace ou d’échapper à la situation.

Comment l’anxiété provoque-t-elle des douleurs thoraciques ?

Lorsque vous êtes anxieux, votre cerveau expulse de l’adrénaline et de la cortisol dans votre corps. Ces hormones déclenchent immédiatement une augmentation rapide de votre fréquence cardiaque et de votre tension artérielle. En conséquence, de nombreuses personnes ressentent des pincements au cœur et/ou des douleurs thoraciques et se mettent à transpirer. Puis elles ont du mal à respirer.

La brusque augmentation de l’adrénaline, nommée poussée d’adrénaline génère un rétrécissement des artères coronaires. L’adrénaline part se loger ensuite dans les cellules cardiaques. Cette pathologie qui provoque des pointes au cœur s’appelle aussi cardiomyopathie de stress. Elle ressemble en tout point à une crise cardiaque dans l’intégralité de ses symptômes.

Une cardiopathie de stress s’améliore en quelques jours voire plusieurs semaines. Elle n’est pas totalement bénigne car elle affaiblit les muscles cardiaques. Par conséquent, la victime peut souffrir ensuite d’insuffisance cardiaque congestive et/ou présenter un rythme cardiaque anormal.

En outre, les taux d’adrénaline et de cortisol ne reviennent jamais à la normale dans une cardiomyopathie du stress. C’est également le cas pour les patients atteints d’un trouble anxieux généralisé (TAG), d’un trouble panique ou d’un stress post-traumatique. Lorsque les taux d’hormones sont très élevés, ils favorisent le déclenchement d’une crise de panique. Or celle-ci présente des symptômes proches d’une crise cardiaque. Ce cercle vicieux augmente le risque de susciter une vraie maladie cardiovasculaire.

À ce stade, on comprend qu’il est impossible de différencier un pincement au cœur d’une douleur provoquée par une pathologie cardiaque sous-jacente. De plus dans les deux maladies d’autres symptômes peuvent s’ajouter aux douleurs thoraciques comme:

  • des vertiges,
  • des essoufflements,
  • une transpiration,
  • des palpitations cardiaques
  • Un sentiment de frayeur ou d’être privé de repères dans l’existence.

Mais les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre, quand les individus souffrent d’angoisse comme dans une maladie cardiaque, ce qui contribue à semer le doute. Par contre la localisation de la douleur est un bon indicateur. Par exemple, s’il s’agit d’une crise cardiaque, la douleur thoracique se diffuse d’abord dans la poitrine puis elle essaime vers la mâchoire, les épaules puis les bras. En revanche, le pincement au cœur dû à l’anxiété demeure à l’intérieur de la poitrine.

De même, le type de douleur est un second indicateur intéressant. En effet, la douleur thoracique au cours d’une crise cardiaque démarre à bas bruit puis s’aggrave crescendo. À l’inverse, lors d’une pointe au cœur, la douleur thoracique apparaît tout à coup puis s’estompe lentement. Selon de nombreuses personnes ayant eu une pointe au cœur lié à l’anxiété, la douleur disparaît environ en 10 minutes. Mais, certains symptômes associés à l’anxiété peuvent perdurer plus d’une heure après l’atténuation de la souffrance.

Quelle conséquence peut entraîner un pincement au cœur ?

Les pincements au cœur récurrents amènent le cerveau à libérer plus souvent des hormones de stress. Dans ce cas, les symptômes d’anxiété deviennent plus fréquents. Normalement ce mécanisme doit se limiter à parer des peurs passagères. Cependant une exposition prolongée aux hormones de stress s’avère être nocive pour la santé physique à long terme. À titre d’exemple, s’exposer longtemps au cortisol favorise une prise de poids.

Conséquence 1 : système cardiovasculaire

Les pincements au cœur décuplent le rythme cardiaque, provoquent des palpitations et des douleurs thoraciques. Il n’est pas exclu par la suite d’être sujet à l’hypertension artérielle comme dans une maladie cardiaque.

Conséquence 2 : système excréteur et digestif

Les pointes au cœur accablent aussi les systèmes excréteur et digestif. Un cortège de symptômes non spécifiques peuvent survenir comme des maux d’estomac, une perte d’appétit, des nausées, des vomissements, de la diarrhée.

Conséquence 3 : système immunitaire

Lors d’une pointe au cœur, vous êtes sujet à une réaction de stress qui aboutit à la libération d’hormones comme l’adrénaline associée à un flot d’autres produits chimiques dans votre corps. À brève échéance, le cerveau va demander plus d’oxygène en accélérant pouls et rythme respiratoire. Ainsi l’organisme réagit de manière normale à une situation angoissante. En parallèle, le système immunitaire va également être dopé. Dans ce stress qualifié d’occasionnel, le corps retrouve son équilibre après cet épisode.

Mais si le stress devient chronique, le corps n’arrive plus à retrouver un fonctionnement normal. Le système immunitaire va alors en pâtir et favoriser les infections virales.

Conséquence 4 : système respiratoire

Les pointes au cœur modifient le rythme respiratoire. Celui-ci devient rapide et peu profond. Dans le cas de comorbidités comme la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), le risque d’hospitalisation est accru en raison des complications liées à l’anxiété. Au même titre, les symptômes de l’asthme peuvent s’aggraver.

Conséquence 5 : apparition de caillots sanguins

Des études ont prouvé que des pincements au cœur durant de longues périodes d’anxiété activent le mécanisme de la coagulation. C’est-à-dire que la circulation du sang est ralentie dans l’organisme. Ce qui contribue à favoriser le développement de caillots sanguins qui conduisent à l’embolie pulmonaire.

Ainsi, les pointes au cœur peuvent élever la tension artérielle. Celle-ci va faire pression sur les parois des vaisseaux sanguins, qui devenues plus rigides, vont diminuer le flot de sang qui circule à l’intérieur le corps. L’apparition de graves caillots sanguins s’emploie alors à bloquer cœur et poumons. C’est en agissant sur les causes de vos pincements au cœur que vous écartez le risque de développer une thrombose veineuse profonde (TVP) et/ou une embolie pulmonaire.

Ainsi l’embolie pulmonaire est un caillot de sang dans le poumon. Elle est provoquée par le détachement d’un caillot sanguin localisé dans la jambe ou le bassin, qui va aller se coincer ensuite dans une artère pulmonaire. Le caillot qui s’active à obstruer le flux sanguin empêche les poumons de distribuer l’oxygène à l’ensemble du corps.

Voici les signes et symptômes de l’embolie pulmonaire :

  • une douleur thoracique brusque et intense qui est accompagnée d’essoufflement,
  • un essoufflement qui survient sans raison et sans douleur,
  • une toux productive de crachats sanguinolents,
  • un rythme cardiaque accéléré avec essoufflement,
  • un évanouissement,
  • une forte anxiété,
  • des sueurs inexpliquées,
  • le gonflement d’une seule jambe qui résulte d’un caillot de sang coincé dans la jambe.

L’embolie pulmonaire est une urgence vitale. Si vous présentez les symptômes décrits ci-dessus, composez le 15.

Comment soulager le pincement au cœur ?

La plupart des gens ne comprennent pas à quel point les pincements au cœur liés à l’anxiété peuvent être préjudiciables pour leur santé. Généralement, ils pensent qu’une fois la crise passée, l’anxiété va définitivement disparaître. Il serait cruel de laisser les personnes atteintes de troubles anxieux souffrir en silence. D’autant plus qu’elles savent que leurs symptômes ne vont pas disparaître du jour au lendemain. Plusieurs thérapies existent pour les personnes qui souffrent de pincements au cœur :

  •  La thérapie cognitivo-comportementale (la TCC) permet de traiter les symptômes de dépression et d’anxiété des patients victimes de pointes au cœur. Ce programme propose des exercices de respiration dite abdominale. La TCC ne permet pas seulement de soulager l’anxiété, mais d’en comprendre les causes pour la guérir.
  • La thérapie médicamenteuse avec anxiolytiques, bien qu’efficace pour soulager les crises, elle ne règle pas les causes profondes. Des effets secondaires peuvent également se produire à plus ou moins long terme.

Bien que la majeure partie des personnes anxieuses réclament de l’aide, certaines se montrent réticentes à l’idée de solutionner leurs symptômes. Certaines personnes ont peur de parler de leurs sentiments à des inconnus. Dans ce cas, il est important de les rassurer sur le fait qu’elles méritent de guérir de leur pincement au cœur. D’autre part, il faut leur expliquer que leur anxiété risque d’empirer sans l’aide du corps médical.

Comment gérer son stress et ses angoisses pour réduire sa pointe au cœur ?

La gestion du stress est une clé essentielle pour soulager ses pointes au cœur. Cependant, les périodes anxiogènes confortent les individus dans de mauvaises habitudes. Les personnes anxieuses compensent leurs symptômes en mangeant avec excès, en fumant, en buvant et en négligeant l’activité sportive. Ces attitudes néfastes vont malmener les vaisseaux sanguins. Chose qui favorise l’apparition de caillots sanguins et d’embolie pulmonaire.

En général, les professionnels de santé préconisent des mesures simples pour apprendre à gérer le stress quotidiennement :

  • Soyez conscient et attentif à la réaction de votre corps au stress.
  • Apprendre à accepter le fait que vous ne pouvez pas tout contrôler dans votre vie.
  • Apprendre à refuser des missions supplémentaires si vous êtes déjà sujet au stress.
  • Entretenir des relations avec ses amis et sa famille. Elles contribuent à diminuer le stress tout en augmentant le plaisir.
  • Apprendre des méthodes de relaxation efficaces contre le stress comme le yoga, la méditation, le tai-chi, la sophrologie, etc.
  • Pratiquer une activité sportive pour éliminer les tensions et chasser le stress.
  • Manger sainement et consulter un nutritionniste pour établir un programme alimentaire. Certains minéraux comme le magnésium et la coenzyme Q10 protègent le muscle cardiaque. Le magnésium est un modulateur neuromusculaire qui calme à la fois le système nerveux et régule le rythme cardiaque. Des médecins procèdent même à des injections de magnésium chez des patients atteints de tachycardie. D’autre part, il est prouvé médicalement que la concentration de la coenzyme Q10 est inversement proportionnelle à la gravité de l’insuffisance cardiaque.
  • Trouvez-vous un hobby ! Lire, peindre, faire de la randonnée, jardiner, etc. Ces loisirs aident à la relaxation tout en évacuant les peurs irraisonnées.

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