Fractures de lefort II : Occluso-faciales

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fracture de lefort

Définition des fractures occluso-faciales (Le Fort II)

Les fractures occluso-faciales, appelées aussi fractures de Lefort II, séparent le plateau palatin de la base du crâne.

L’arcade dentaire de l’os maxillaire est déplacée ce qui entraine des difficultés à ouvrir ou fermer la bouche.

Le trait de fracture passe par l’os nasal, os maxillaires, les deux orbites.

Ces fractures interviennent souvent lors d’accident de la route non casqué.

Les urgences vitales des fractures maxillaires peuvent entrainer :

  • Une asphyxie par gonflement de la langue qu’on appelle « glossoptose ».
  • Un encombrement des voies aériennes supérieures.
  • Un choc hypovolémique par pertes sanguines importantes

Clinique des fractures de lefort II

Lors de l’inspection, on retrouve un effacement de la racine du nez, un trouble de l’occlusion dentaire, une ecchymose péri-orbitaire en lunettes.

Il est à noté que l’os zygomatique reste stable et n’est pas mobile.

Le patient est atteint d’une hypoesthésie au niveau du trajet du nerf trijumeau, un épistaxis (saignement du nez), un telicanthus (élargissement de l’espace entre les deux yeux), synonymes de rupture du ligament intra-occulaire.

De l’air peut aussi s’infiltrer au niveau des orbites entrainant un emphysème sous cutané péri-orbitaire : pneumorbite.

Une marche d’escaliers reste palpée au niveau des margelles infra-orbitaires, une douleur des foyers de fracture est retrouvée lors de la palpation de la racine du nez, des rebords infra-orbitaires.

Un larmoiement continu est ainsi présent en cas d’atteinte des parois du sac lacrymal.

De plus, les troubles visuels demeurent illustrés par une contusion du globe, une atteinte du nerf optique par compression intra-orbitaire ou une contusion dans le canal optique.

Enfin, une perte de substance méningée appelé rhinorrhée cérébrospinale reste possible associée à une possible anosmie.

Les traitements en cas de fracture occluso-faciale

L’antibiothérapie est systématique, avec l’arrêt de l’épistaxis au plus vite.

Après la disparition de l’œdème donc à distance de la fracture, il y aura une réduction de la fracture, soit par une ostéosynthèse par vis et plaque ou un blocage maxillo-mandibulaire permettant la solidification de la fracture avec une immobilisation de 6 semaines.

En savoir plus :

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