Obésité

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Obésite : calcul taille

Définition

L’obésité se définit comme un indice de masse corporel (IMC) supérieur à 30. C’est une maladie liée à l’endocrinologie ! L’indice de masse corporel met en rapport le poids et la taille de l’individu. Ainsi, le poids seul ne nous renseigne pas sur l’état d’obésité du patient. Ce nombre « 30 » est la valeur seuil définissant l’obésité chez l’adulte mais également chez l’enfant.

Le surpoids est défini par un IMC entre 25 et 30.

Épidémiologie – Obésité

Le surpoids touche environ 18% des enfants de 3 à 17 ans et l’obésité 3,5%. Aussi, il existe une stabilisation de la prévalence en 2020.
Ainsi, la persistance à l’âge adulte est de 20 à 50% si l’obésité est présente avant la puberté puis 50-70% après la puberté.

Les causes de l’obésité

Les facteurs environnementaux s’implantant donc sur une prédisposition génétique complexe entrainent ainsi un déséquilibre des apports caloriques.

La distribution du tissu adipeux et le risque métabolique entraine une accumulation du tissu adipeux sous cutané et viscéral. Aussi, la mesure du tour de taille et des plis cutanés sont essentiels pour mesurer l’excès de tissu adipeux.

Les médecins recherchent :

  • les antécédents familiaux d’obésité,
  • les comportements alimentaires à risque,
  • l’âge d’apparition du surpoids, les circonstances déclenchantes et les tentatives antérieures de prise en charge,
  • le syndrome d’apnée du sommeil,
  • les facteurs psychosociaux.

Lorsqu’il s’agit d’une fille pubère : interrogatoire gynécologique à la recherche des troubles des règles dans un contexte d’hyper-androgénie.

Concernant l’évaluation du comportement alimentaire, celle-ci est particulièrement délicate chez l’enfant. En effet, le jeune patient peut décrire un étonnement face à l’apparente disproportion entre apport énergétique et prise de poids excessive. Les écarts quotidiens de 120-140 kcal au niveau de l’alimentation du patient peut conduire par sa répétitivité à un excès de 5 kg. Les erreurs qualitatives avec aussi l’excès de sel principalement.

Examen clinique

Il doit comporter :

  • le poids et taille,
  • la tension artérielle : la hauteur du brassard qui doit faire  2/3 de celle du bras,
  • le tour de taille,
  • les plis cutanés.

Chez l’enfant, les signes d’obésité secondaires sont donc à rechercher :

  • ralentissement de la vitesse de croissance staturale,
  • signe dermato avec l’acanthosis nigricans qui est une atteinte noirâtre de la peau traduisant une insulinorésistance,
  • la présence de vergetures, d’intertrigo ou de mycose.

Les examens complémentaires – Obésité

Il n’y a pas d’examens nécessaires en dehors du contexte clinique.

  • acanthosis nigricans : nécessite la mesure d’une  glycémie
  • augmentation modérée de l’hormone thyroïdienne très souvent retrouvée.
  • l’hyperandrogénie biologique est fréquente avec la testostérone présente.
  • L’augmentation de l’acide urique
obésité : jambe en surpoids devant le miroir

Complications – Obésité

  • L’hypertension artérielle.
  • Le diabète type II avec l’insulino-résistance est très fréquente.
  • Dyslipidémie : augmentation des taux circulants de triglycérides et augmentation aussi du cholestérol.
  • Le retentissement hépatique avec stéatose non alcoolique, elle correspond ainsi à la forme la plus commune de maladie chronique du foie de l’enfant.
  • Complications orthopédiques avec les rachialgies, les gonalgies, les troubles de la statique vertébrale associées donc à un désalignement des membres inférieurs.

Des complications psychologiques sont aussi constatées ! Avec une désocialisation progressive, un échec scolaire, un isolement, une diminution de la qualité de vie. Des conduites à risque sont observées : tabagisme, alcool, drogues, dépression, attitudes suicidaires.

Prise en charge de l’obésité

Régime hygiéno-diététique seul est la base du traitement durant 6 mois puis réévaluation.
Le 1er objectif est la stabilisation du poids.
Le 2eme objectifs : perte de 1kg/mois puis perte 5% du poids tous les mois.

Objectifs :

Les conseils diététiques, une activité physique, un soutien psychologique
Avec une perte de poids initiale compris en 5 et 10%, on peut obtenir une amélioration des facteurs de risque, d’hypertension artérielle, et du diabète.
Le bénéfice améliore également :

  • l’incontinence urinaire,
  • syndrome d’apnée du sommeil,
  • la dépression,
  • la mobilité,
  • la qualité de vie.

Moyens :

  • Mesures diététiques: adhésion au régime, après évaluation du comportement alimentaire. Réduire les apports surtout prises extra-prandiales et les aliments à densité énergétique élevée.  
  • Ne pas descendre en dessous de 1200 kcal/jour .
  • activité physique: il a un effet modeste sur la perte de poids mais déterminante pour la préservation de la masse maigre et maintien perte de poids. L’activité physique présente également un effet sur les comorbidités. L’objectif 30-40 min d’activité modérée 5 à 7 jours par semaine
  • soutien psychologique est primordiale.
  • médicament : seule une molécule utilisé et reconnue : Orlistat. Elle agit par inhibition partielle des lipases digestives. Elle a une efficacité modeste, elle n’est pas recommandé par Haute Autorité de Santé car son effet est vraiment faible.
  • chirurgie bariatrique :  pas en 1ère intention mais peut être optée en cas d’obésité morbide.

En savoir plus :

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