Ostéoporose

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Ostéoporose de la hanche avec ostéoporose.

L’Ostéoporose est une maladie généralisée du squelette, caractérisée par une densité osseuse basse et des altérations de la microarchitecture osseuse, responsable d’une fragilité osseuse exagérée.Cela entraine un risque élevé de fracture

Les fractures sont donc la complication principale de la maladie ostéoporotique et constituent toute la gravité de cette maladie.

Épidémiologie de l’Ostéoporose

Chez la femme, la prévalence de l’ostéoporose densitométrique augmente avec l’âge à partir de cinquante ans. En effet, elle reste estimée à 39 % à soixante-cinq ans et autour de 70 % après quatre-vingts ans.
L’ostéoporose concerne environ 40 % des femmes ménopausées et 15 % des hommes après cinquante ans.
Aussi, on estime que chaque année surviennent environ 50000 fractures de l’extrémité supérieure du fémur, 35 000 fractures du poignet (fracture de Pouteau-Colles) et 50 000 à 75000 fractures vertébrales liées à l’ostéoporose.  

Les Facteurs de Risque

La densité minérale osseuse n’est pas le seul facteur de risque, la moitié des fractures ostéoporotiques surviennent sur une simple ostéopénie, la microarchitecture osseuse est ainsi le deuxième facteur important

Les facteurs de risque de fracture ostéoporotiques sont donc :

  • Le sexe féminin surtout associé à l’âge (ménopause)
  • Une activité physique faible,
  • Une consommation insuffisante de produits laitiers
  • Une densité minérale osseuse basse
  • Des antécédents personnels de fracture ostéoporotique ( vertèbres, cotes, fémur, bassin)
  • IMC < 19 kg/m2
  • tabagisme, alcoolisme
  •  Certaines pathologies :
    • Le cancer du sein
  • Les médicaments
  • La corticothérapie ancienne ou actuelle (selon la dose et la durée)
  • Les héparines
  • Le risque de chute : déficit neuromusculaire
  • Troubles sensitifs : de l’équilibre ou de la marche, diminution de l’acuité visuelle
  • Psychotropes
  • Altération cognitive, démence

La clinique de l’Ostéoporose

Toute fracture survenant après un traumatisme à basse énergie après 50 ans doit faire rechercher une ostéoporose sauf en cas de fracture du crâne ou du rachis cervical.

Les fractures ostéoporotiques plus fréquentes sont donc :

  • Les fractures du poignet vers 60 ans (Pouteau-Colles), signe d’alerte ++++
  • Les vertèbres vers 70 ans, fréquemment non douloureuse, à évoquer devant une perte de taille significative
  • Fracture de l’extrémité supérieure du fémur vers 80 ans
ostéoporose : exercice deux femmes

Examens complémentaires

La radiographie confirme le diagnostic clinique. En effet, elle apprécie la taille du pneumothorax, sur le cliché de face.

Elles ont pour objectif d’affirmer la nature ostéoporotique de la fracture, de mettre éventuellement en évidence une cause d’ostéoporose secondaire et surtout d‘éliminer les autres causes de fragilité osseuse dont la prise en charge est différente.

Les radiographies standards de la fracture montrent ainsi l’existence d’une déminéralisation homogène. 

Au rachis, plusieurs arguments plaident en faveur de la nature ostéoporotique d’une fracture vertébrale :

  • La fracture située sous la quatrième vertèbre dorsale;
  • Absence d’ostéolyse : «signe du puzzle» : bien que fracturée, la corticale de la vertèbre peut être suivie sur toute sa longueur;

Traitements de l’Ostéoporose

Quel que soit l’âge du patient et quel que soit l’objectif poursuivi (prévention de l’ostéoporose ou traitement d’une ostéoporose avérée), les mesures hygiéno-diététiques suivantes doivent toujours
être mises en œuvre  :

  • assurer des apports calciques alimentaires satisfaisants de l’ordre de 1 g par jour .
  • inciter le patient à maintenir une activité physique régulière, 
  • conseiller la suppression du tabac et traiter l’alcoolisme.

Les Traitements disponibles

Les traitements anti-ostéoporotiques freinent la résorption osseuse, stimulent la formation osseuse ou peuvent avoir une action mixte. Surtout, ils diminuent le risque de fracture vertébrale d’environ 40 à 70 %. Et aussi cela en fonction des médicaments et de la gravité de l’ostéoporose.

Médicaments freinant la résorption osseuse

Traitement hormonal de la ménopause

Le traitement hormonal de la ménopause (THM) n’est plus proposé dans le cadre du traitement de l’ostéoporose en raison de l’augmentation modérée du risque de cancer du sein et d’accident cardiovasculaire qu’il induit. 

Néanmoins, si sa prescription reste justifiée pour traiter des troubles climatériques invalidants. Il s’agit donc d’un traitement préventif efficace qui permet de traiter les deux affections, en l’absence de contre-indication. Sa prescription demeure habituellement limitée dans le temps, en période post-ménopausique précoce.

Raloxifène

Il est contre-indiqué en cas d’antécédent thromboembolique et n’a aucune action contre les bouffées de chaleur qu’il peut parfois accentuer. En effet, il freine le remodelage osseux, diminue l’incidence des fractures vertébrales. 

Aussi, il n’a pas montré d’efficacité sur les fractures périphériques. De plus, il a été récemment démontré que le raloxifène pouvait diminuer le risque de survenue d’un cancer du sein.

Bisphosphates

Les bisphosphates, sont anti-ostéoclastiques et freinent le remodelage osseux. Ils augmentent la densité osseuse et diminuent l’incidence des fractures vertébrales, non vertébrales et les fractures de l’extrémité supérieure du fémur. 

Ils restent contre-indiqués en cas d’antécédent d’oesophagite et nécessitent que les règles d’administration soient scrupuleusement respectées; particulièrement la prise le matin à jeun avec un grand verre d’eau du robinet en dehors de toute prise alimentaire, médicamenteuse. Les patients ne doivent pas se coucher dans les trente minutes suivant la prise pour éviter les effets secondaires œsophagiens.

L'Ostéoporose et la prévention des chutes

Prévention des chutes

Il s’agit d’une mesure thérapeutique fondamentale pour les patients les plus âgés. Il faut repérer les patients « chuteurs » : les chutes restent favorisées par

  • les affections neurodégénératives, la maladie de Parkinson, 
  • certains traitements (antihypertenseurs, benzodiazépines … ), 
  • les troubles visuels (cataracte), 
  • un mauvais chaussage, 
  • des obstacles dans l’habitat ..

Il faut essayer de les prévenir en influant sur ces facteurs. Des ateliers «équilibre» avec des programmes préventifs existent dans certaines villes.
Des «protecteurs de hanches» ont montré une certaine efficacité anti-fracturaire chez des patients en institution dans certaines études.

En savoir plus :

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